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"Courageuse", "jamais triste"... Nice se souvient de Simone, 44 ans, tuée durant l'attentat

REPORTAGE RMC - Simone était  l'une des  3 victimes de  l'attentat  jeudi  à Nice. Cette femme d'origine brésilienne,  mère de  3 enfants, vivait  tout près de la Basilique et était  très appréciée dans le quartier.

Malgré le confinement, les Niçois sont encore venus rendre hommage, vendredi, aux trois personnes décédées jeudi matin suite à l’attaque dans la Basilique Notre Dame. Pour un moment de recueillement devant le mémorial improvisé au pied de la Basilique, mais aussi pour déposer quelques fleurs, des dessins, ou allumer des bougies en mémoire des victimes de l’attentat.

Parmi ces victimes, une femme de 60 ans, égorgée, le sacristain de la basilique père de deux filles, lui aussi égorgé. Et Simone Barreto, une mère de famille de 44 ans, d’origine brésilienne. C’est elle qui a succombé à ses blessures après s’être réfugiée dans un restaurant qui jouxte la Basilique.

"Elle va rester dans nos coeurs"

A quelques centaines de mètres de là, dans la rue où elle habitait, les habitants, encore sous le choc, veulent se souvenir de la joie de vivre de cette femme. Les yeux d’Amalia sont humides depuis jeudi, ses jambes, ses mains n’arrête pas de trembler.

"C'était ma voisine, je le voyais toujours, je faisais du babysitting pour elle"

Elle partageait le même pallier avec Simone Barreto. Impossible de franchir la porte sans penser à son ancienne voisine.

"C'était une très belle, gentille personne, très courageuse, elle s'occupait de ses enfants toute seule."

Jeudi, des amis sont venus déposer des fleurs devant l’entrée de l'appartement… Ce que tous garderont, c’est le souvenir de cette femme souriante, avenante.

"Je ne l'ai jamais vue triste, elle était toujours en train de rigoler"

Jeudi, avant d’aller prier, elle avait salué, comme tous les matins, Antonio, le gérant d’une épicerie italienne en bas de chez elle.

"Elle me disait toujours 'buongiurno Italia', et je lui répondais 'bonjour Brasil'. On regrette d'avoir perdu cette femme, elle va rester dans nos coeurs."

Lui se rappelle de sa passion pour la cuisine… Juste à coté, c’est son goût pour la danse qui a marqué Angela, qui gère un restaurant sous l’appartement où Simone Barreto vivait.

"Dernière fois que je l'avais vue on avait dansé ensemble elle me disait: 'Viens la voisine on va leur montrer comment on danse'. Je ne l'ai jamais vue triste, elle était toujours en train de rigoler"

Un sourire que ses amis n’oublieront pas. Certains passaient encore dans la rue jeudi, en pleurs devant les volets fermés de l’appartement.

Martin Bourdin (avec J.A.)