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"Darmanin violeur, Darmanin démission": des militants féministes manifestent contre la nomination du nouveau ministre de l'Intérieur

Les militantes, qui ont répondu à un appel spontané sur les réseaux sociaux, ont été rapidement stoppées par les forces de l'ordre.

Une vingtaine de militantes féministes se sont rassemblées mardi non loin du ministère de l'Intérieur, scandant "Darmanin démission" et "Darmanin violeur" pendant la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, le nouveau ministre visé par une plainte pour viol.

Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes "Darmanin à l'Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes", ces militantes, qui ont répondu à un appel spontané sur les réseaux sociaux, ont été rapidement stoppées par les forces de l'ordre qui quadrillaient le quartier, également proche de l'Elysée, a constaté une journaliste de l'AFP.

Postées à quelques mètres de la Place Beauvau, elles ont chanté "Darmanin violeur, police complice" ou encore "Un violeur à l'Intérieur, un complice à la Justice", en référence au nouveau garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, à qui elles reprochent "un désintérêt et des attaques" contre les prises de paroles de femmes victimes de violences.

La plainte "pas un obstacle" a une nomination au ministère de l'Intérieur

"Ce remaniement montre bien que nous ne sommes pas entendues, pas crues. La promotion de Gérald Darmanin est une blague... Cela suscite tellement de colère, de désespoir que nous poursuivrons nos actions", a déclaré à l'AFP Tiphaine, une militante, regrettant de ne pas pouvoir avoir pu "aller devant le ministère".

Gérald Darmanin a été mis en cause par deux femmes début 2018, l'une pour viol, l'autre pour abus de faiblesse, des accusations qu'il réfute. Si l'enquête se poursuit pour la première, le parquet a rendu un non-lieu concernant la seconde.

L'entourage du Président a fait savoir lundi soir que cette plainte ne constituait "pas un obstacle" à sa nomination en tant que ministre de l'Intérieur, ce qui a déclenché la "colère" des féministes.

G.D. avec AFP