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Disparition d'Estelle Mouzin: semaine de fouilles décisive avant la clôture ou non du dossier

Les fouilles reprennent dans les Ardennes cette semaine en présence de Monique, femme de Michel Fourniret qui a avoué avoir séquestré la jeune fille.

C'est peut-être la dernière tentative pour essayer de retrouver le corps de la jeune Estelle Mouzin dans les Ardennes, disparue depuis 2003. A partir de ce lundi, et pour toute la semaine, les enquêteurs vont entreprendre des ultimes fouilles sur les terres du tueur en série, Michel Fourniret, mort en mai dernier.

Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, "l'Ogre des Ardennes" avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition d'Estelle Mouzin. Il est mort à 79 ans à Paris le 10 mai. Et maintenant tout repose sur son ex-femme, Monique Olivier.

Depuis plusieurs mois, c'est le bois communal d'Issancourt-et-Rumel, à l'Est de Charleville-Mézières, qui focalise l'attention des gendarmes.

Une parcelle de plus de 2 hectares qu'il faut passer au peigne fin à proximité du pavillon de la soeur de Michel Fourniret. Le tueur en série l'a avoué: c'est là qu'Estelle Mouzin aurait été séquestrée avant d'y être tuée en 2003.

Ensuite, la juge d'instruction décidera de la clôture ou non du dossier

Une zone forestière dense, déboisée en avril dernier pour des recherches. Monique Olivier, ex-épouse de Michel Fourniret, sera donc présente pour cette septième campagne de fouille: elle est la dernière gardienne des secrets du tueur en série mort en mai dernier.

Le 1er avril, Monique Olivier avait pour la première fois reconnu un rôle dans la séquestration d'Estelle, enlevée à 9 ans, le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). Elle avait précisé avoir accompagné Michel Fourniret au bord du bois d'Issancourt-et-Rumel pour le laisser aller enfouir le corps de la fillette. Après avoir pourtant emmené les enquêteurs sur la piste de ce bois communal, elle n'a depuis fourni aucunes nouvelles révélations sur le lieu exact de la dépouille de la fillette.

A l’issue de cette semaine de fouilles, la juge d'instruction en charge de l'affaire décidera si elle clôture ou non le dossier, ouvrant le cas échéant la voie à un procès.

Martin Juret (avec J.A.)