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Disparition de Sophie Le Tan: "Gênant", "malaise", "propositions insistantes", le profil inquiétant du suspect n°1

Toujours aucune trace de Sophie Le Tan. L'étudiante de 20 ans a disparu depuis le 7 septembre près de Strasbourg. Le suspect numéro un s'appelle Jean-Marc Reiser, 58 ans: il a été mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration. Les personnes qui l'ont côtoyé parlent d'un homme mystérieux.

Une nouvelle battue citoyenne a été organisée dimanche, au nord de Strasbourg, à Schiltigheim, pour trouver des indices après la disparition de Sophie Le Tan, une étudiante de 20 ans portée disparu depuis le 7 septembre. 

Les enquêteurs interrogent depuis plusieurs jours le suspect numéro un, Jean-Marc Reiser, 58 ans, mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration, mais celui-ci reste muet. Son profil inquiète les forces de l'ordre: il présente de lourds antécédents - dont une condamnation pour viol en 2003 - et un profil inquiétant avec d'importantes zones d'ombres. 

Depuis plusieurs mois, il s'était réinscrit à la fac de Strasbourg. Diplômé d’un master en archéologie, il suivait un nouveau master d’histoire de l’art. Sur RMC, les étudiants qui l’ont côtoyé le décrivent comme un homme assez imposant physiquement, travailleur mais très discret sur sa vie personnelle. 

"Plusieurs d'entre elles ont été invitées à venir chez lui ou aller se baigner"

Lucas a ainsi étudié pendant 5 ans aux côtés de Jean-Marc Reiser:

"Un homme d'un certain âge qui vient faire des études, selon lui, par plaisir après une période de chômage, ne parlant que de travail. Impossible d'avoir une conversation pour parler de son passé, de sa famille, des réponses toujours un peu floues. Il est très intelligent, mais avec une certaine gêne, un impression de malaise".

Dès le début de l’affaire, les langues se délient à l’université. "Un certain nombre d'étudiantes témoignent maintenant de comportements qu'elles jugeaient un peu insistants, explique Jean-Yves Marc, doyen de la fac des sciences historiques.

"Plusieurs d'entre elles ont été invitées à venir chez lui ou aller se baigner. Elles ont bien fait de refuser. Il y en a au moins une d'entre elles qui me disait que lorsqu'elle discutait avec lui, elle faisait toujours descendre un garçon, car elle ne le sentait pas". 

Jean-Marc Reiser passait aussi des heures, parfois des journées entières sur les ordinateurs de la bibliothèque: du matériel qui devrait être analysé très prochainement par les enquêteurs. 

Jean-Baptiste Bourgeon & XA