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Disparition des coffre-forts de Benalla: un témoin met en cause des membres de l'Elysée

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Ce coffre, qu'Alexandre Benalla utilisait pour ranger ses armes, n'était plus chez lui lors de la perquisition de juillet 2018 au démarrage de l'affaire.

Un des protagonistes de l'affaire Benalla, le militaire Chokri Wakrim, a mis en cause des membres de l'Elysée dans la disparition de deux coffre-forts de l'ex-chargé de mission de l'Elysée.

Entendu mardi par la Brigade criminelle, Chokri Wakrim a raconté avoir vu deux membres de la présidence en présence du premier coffre dans l'appartement parisien de Pascale Perez, une femme d'affaires ayant apporté son aide à Alexandre Benalla. Il s'agirait, selon le témoin, de Christian Guédon, membre du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), et d'un conseiller du chef d'état-major particulier d'Emmanuel Macron, Ludovic Chaker, par ailleurs ex-secrétaire général d'En Marche.

Ce coffre, qu'Alexandre Benalla utilisait pour ranger ses armes, n'était plus chez lui lors de la perquisition de juillet 2018 au démarrage de l'affaire. Resté introuvable, il est au coeur de l'un des volets de la tentaculaire affaire qui porte son nom.

Depuis février 2019, les enquêteurs cherchent à déterminer s'il y a eu dissimulations de preuves de la part de l'ex-chargé de mission. Cette armoire-forte "a dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne mais ce n'est pas moi qui me suis occupé de cela", leur avait répondu Alexandre Benalla à l'été 2018.

Sur Twitter mercredi, il a dénoncé l'article de Mediapart, qualifié de "copier-coller d'un PV de Chokri Wakrim, sans vérifier ne serait-ce qu'une parole de ce que ce Monsieur invente..." "La vérité, c'est qu'il y a 4 coffres", a-t-il ironisé.

La rédaction de RMC (avec AFP)