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Dizaine de blessés par balles ce week-end à Marseille: "Les Marseillais sont pris en otage de l'insécurité" dénonce Samia Ghali sur RMC

Une dizaine de personnes ont été blessées par balles durant le week-end à Marseille, dans deux cités des quartiers nord de la ville.

La colère et la détresse de Samia Ghali après un week-end noir à Marseille: une dizaine de personnes ont été blessées par balles durant le week-end à Marseille, dans deux cités des quartiers nord de la ville.

Un déchaînement de violence face auquel la sénatrice socialiste Samia Ghali a réclamé, sur RMC, un comité ministériel de sécurité pour la cité phocéenne.

Dans un communiqué, dimanche, elle a réclamé au ministre de l'Intérieur "la tenue immédiate d'un comité ministériel de sécurité pour Marseille, accompagné d'un plan clair et coordonné au plus haut niveau de l'Etat pour, enfin, sortir les Marseillais de cette prise d'otage permanente".

"Je demande aux ministres de la Santé, de l'Intérieur et de l'Éducation de nous aider"

"Nous devons protéger les Marseillais de ces commandos de guerre", a insisté la sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône en dénonçant "le déficit de moyens et de stratégie de sécurité" dans la ville. "En trois jours, il y a eu des tirs dans plusieurs cités de la ville, avec des dégâts collatéraux sur des personnes qui se sont retrouvées au milieu" précise-t-elle sur RMC.

Interrogée par Jean-Jacques Bourdin, l'élue a déploré que "Les Marseillais sont pris en otage de l'insécurité. Ce n'est plus possible: c'est pour cela que je réclame un comité ministériel de sécurité pour que l'on reprenne les choses en mains. Aujourd'hui, nous n'avons pas la sécurité que l'on mérite [...] Je demande aux ministres de la Santé, de l'Intérieur et de l'Éducation de nous aider. On est face à des dealers qui se sont installés dans les lieux publics à la place de l'État. Ils montrent que ce sont eux qui dominent. La loi et la République n'ont plus leur place. Et c'est inacceptable" a-t-elle dénoncé.

Invitée de RMC à 7h10, Samia Ghali estime qu'il "n'y a pas assez de policiers. La police est là, elle essaie de faire ce qu'elle peut mais face à des jeunes, de plus en plus jeunes, armés... Certains travaillent dans le trafic de drogue pour acheter des armes. Certains se font payer en armes! Des enfants de 13 ou 14 ans... Il y a des questions à se poser".

Des règlements de comptes?

Les premiers blessés ont été relevés dans la nuit de samedi à dimanche dans la cité de la Bricarde, dans le 15e arrondissement, près d'un point de trafic de drogue connu. Visés par des tireurs à moto, deux hommes de 19 et 21 ans ont été touchés aux jambes, ont précisé les marins-pompiers de la ville.

Au même moment, vers 1h du matin dimanche, les marins-pompiers ont été appelés dans une autre cité de la ville, aux Rosiers, dans le 14e arrondissement. Pour un feu d'appartement d'abord. Sur place ils vont finalement intervenir dans deux autres appartements, pour deux hommes de 25 et 26 ans blessés par balles d'un côté, puis deux hommes de 35 et 40 ans blessés à coups de couteau de l'autre. A chaque fois, les différends sont a priori d'origine privée.

Mais la tension n'est pas retombée dimanche aux Rosiers, avec encore un homme blessé par balles, en fin de journée. Agée de 22 ans, la victime a été transférée à l'hôpital nord et son pronostic vital est engagé. 

La rédaction de RMC (avec AFP)