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Elodie Kulik est morte comme un objet à proximité d'un tas de fumier

Suite et fin du procès de Willy Bardon ce vendredi à la cour d'Assises de la Somme à Amiens, accusé du viol et du meurtre d'Elodie Kulik en 2002. Cette jeune directrice de banque de 24 ans avait été retrouvée morte sur un terrain vague de Tertry dans la Somme.

Le verdict est attendu ce vendredi. 30 ans de réclusion sont requis contre Willy Bardon pour "enlèvement suivi de mort." Jeudi, les deux avocats de la partie civile ont plaidé. Ils demandent à ce que le jury condamne Willy Bardon, car ils ont l'intime conviction de sa culpabilité. 

"Elodie Kulik est morte figée dans un viol d'une sauvagerie inouïe (...) comme un objet à proximité d'un tas de fumier, rappelez-vous-en", lance l'avocate des parties civiles à Willy Bardon, tétanisé sur sa chaise. Pour elle, il a signé ce meurtre, par sa voix d'abord, reconnue par 6 témoins à l'écoute de l'appel passé par Elodie Kulik aux pompiers le soir du meurtre.

Mais aussi signé par "sa vision des femmes (...) vous êtes une injure aux femmes", assène-t-elle, en colère. "Les femmes ça passe ou ça casse, c’est comme les voitures, on les consomme", abonde le second avocat.

"Infidèle, narcissique, menaçant", l'accusé est "quelqu'un qui dans des circonstances particulières peut passer à l'acte" poursuit-il. Avant de conclure, en direction des jurés: "En le condamnant vous direz à Elodie: 'Repose en paix'".

Gwladys Laffitte (avec C.P.)