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Emeutes à Blois: quel est l'élément déclencheur de ces violences urbaines?

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Plus de 200 forces de l'ordre étaient sur le terrain dans la nuit de mercredi à jeudi.

Retour au calme. Aucun incident majeur n'a été constaté mercredi soir à Blois, au lendemain d'une nuit marquée par des violences urbaines. Une interpellation a été effectuée et une voiture de la Brigade anticriminalité (Bac) a reçu de petits projectiles. Des policiers ont aussi saisi un bidon rempli d'essence dans une cave.

En lien avec le ministère de l'Intérieur, les forces de l'ordre avaient été déployées en grand nombre dans le quartier nord de Blois, afin d'éviter une deuxième nuit de violences. "Il n'y a jamais eu de déploiement de cette ampleur. Pour l'instant, c'est calme. Nous avons des patrouilles permanentes", a expliqué à l'AFP le préfet du Loir-et-Cher, François Pesneau, dans la soirée.

Un jeune de 15 ans toujours en urgence absolue

Ainsi, plus de 200 hommes étaient sur le terrain dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué le directeur zonal Ouest de la sécurité publique, François Angelini. Un escadron de gendarmes mobiles, une compagnie de CRS, des policiers locaux, renforcées par des effectifs de l'Essonne, d'Orléans, Châteauroux et Le Mans, patrouillaient ainsi dans le nord de Blois mercredi soir.

Le quartier nord de Blois a connu plusieurs heures de violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi. Elles avaient été déclenchées après un accident provoqué par un véhicule en fuite, suite à un contrôle routier. 

Si le conducteur du véhicule était parvenu à s'enfuir après avoir percuté deux autres voitures, ses deux passagers, connus des services de police et âgés de 15 et 18 ans, ont été évacués en état d'urgence absolue. Le mineur, transféré au CHU Trousseau de Tours, était toujours en urgence absolue mercredi soir.

Lors des violences, un camion de livraison avait notamment été lancé contre les forces de l'ordre, sans faire de blessé. 

La rédaction de RMC avec AFP