RMC

Femme assassinée en pleine rue à Besançon: qui est l'homme recherché?

Une afghane de 34 ans et mère de 3 enfants, a été tuée en pleine rue mardi par un homme qui a pris la fuite. Son ex-mari est soupçonné.

Les images de surveillance laissent peu de doute. Une femme de 34 ans d'origine afghane a été tuée en pleine rue mardi à Besançon. Son ancien mari est, depuis, activement recherché par les autorités.

Il a été identifié sur les images de vidéosurveillance, quelques secondes avant le drame, dans le tram où elle était, puis derrière elle dans la rue, en train de la suivre et de se cacher derrière un pilier... "Le suspect recherché est un homme de 38 ans de nationalité afghane, mesurant 1,75 mètres. Il porte un tatouage sur l'épaule droite", selon le chef de la sûreté départementale de Besançon.

La victime, elle, présentait "une plaie légère à gauche du cou et une plus importante au niveau droit, qui a sectionné la carotide", a expliqué Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon.

L'homme n'a pas supporté la séparation

Arrivée en France en 2017 avec sa famille, la victime, mère de 3 enfants de 9,12 et 16 ans, était hébergée par une association d'aide aux victimes de violences conjugales. Elle avait porté plainte 4 fois depuis l'an dernier contre son ex-conjoint.

A son arrivée, elle veut refaire sa vie mais, lui, ne supporte pas la séparation. Elle porte alors plainte une première fois pour coups et blessures à Marseille. Une plainte classée sans suite.

Elle avait porté plainte 4 fois contre lui

Cette femme se tourne alors vers Solidarité Femmes, une association qui aide les victimes de violences conjugales et qui lui propose d'être prise en charge à Besançon. Elle déménage alors dans la plus grande discrétion, l'an dernier, avec ses 3 enfants. Pourtant, son ex-conjoint la retrouve...

La mère de famille porte plainte à trois reprises contre lui pour menaces et intimidation en avril, mai et en août dernier. "Des menaces verbales, sans preuves et sans témoins", explique le parquet de Besançon qui n'avait pas poursuivi cet homme à ce stade.

Une ordonnance de protection avait par ailleurs été prise par un juge cet été, censé lui interdire de rentrer en contact avec son ex femme. Il est aujourd'hui soupçonné de l'avoir assassinée.

Claire Andrieux et X.A