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Le pèlerinage de Lourdes s'ouvre sous haute sécurité

30.000 pèlerins sont attendus à Lourdes pour l'Assomption.

30.000 pèlerins sont attendus à Lourdes pour l'Assomption. - Pascal Pavani - AFP

Le pèlerinage annuel de Lourdes s'ouvre ce vendredi sous haute sécurité après l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Près de 30.000 personnes sont attendues et les organisateurs ont dû revoir les dispositifs de sécurité.

A Lourdes, toute la ville s'apprête à accueillir les pèlerins pour célébrer l'Assomption. Mais un peu plus de deux semaines après l'assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray et les récents attentats, les autorités ne veulent prendre aucun risque. Les sanctuaires de Lourdes s'étendent sur un terrain de plusieurs hectares sur lesquels un dispositif inédit a été mis en place.

"On n'a que trois portes ouvertes sur la douzaine que l'on a habituellement, et on fait un contrôle d'accès très rigoureux aux portes, puisqu'on pratique des fouilles, des vérifications de sacs. Et d'ailleurs on invite tous les pèlerins visiteurs à ne pas venir muni d'un bagage dans le sanctuaire, car ils se verront refuser l'entrée", explique Thierry Castillo, diocésain en charge des sanctuaires.

"A aucun moment" les organisateurs n'ont envisagé d'annuler le pèlerinage poursuit-il. Un plan de circulation a également été mis en place par la ville de Lourdes où "à certains horaires" les abords du sanctuaire seront inaccessibles en voiture.

"Les pèlerins sont très sereins"

Au total, ce sont plus de 150 policiers et 27 militaires de l'opération Sentinelle qui sont mobilisés. Des mesures qui sont bien accueillies par les pèlerins, comme l'explique le père Fabien Lejeune, directeur du pèlerinage national.

"Les pèlerins sont très sereins par rapport au dispositif de sécurité, d'autant plus que ce qui est mis en place c'est ce qu'on retrouve au quotidien dans nos villes quand on voyage, quand on prend l'avion (...). C'est vrai qu'à Lourdes c'est une nouveauté, mais pas d'inquiétude particulière et surtout pas de désistement", souligne le prêtre. 

Annie, venue de Belgique tenait par exemple à être là. Les mesures de sécurité ne gâcheront pas son pèlerinage. "Je trouve ça tout à fait normal, je pense qu'il y a certainement des policiers en civil qu'on ne voit pas. Et on ne doit pas s'empêcher de vivre pour certaines personnes qui au nom d'un dieu, qui ne veut même pas ça, décident de se faire sauter."

Le dispositif de sécurité restera en place jusqu'à l a fin du mois d'août, mais les autorités étudient la possibilité d'une sécurisation sur le long terme.

C. B avec Boris Kharlamoff