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Marseille: bagarre générale après l'interruption d'un concert d'enfants par un rodéo urbain

Un rodéo à moto place Bellecour à Lyon le 21 avril dernier (illustration)

Un rodéo à moto place Bellecour à Lyon le 21 avril dernier (illustration) - Twitter Xavier Aitken

La matinée de samedi a été tendue dans le quartier Air-Bel à Marseille, où un concert d'enfants pour fêter les 50 ans de la cité n'a finalement pas pu se tenir à cause de tensions nées des nuisances causées par un rodéo urbain.

Il faisait beau, ce samedi, en fin de matinée, dans le quartier Air-Bel du 11e arrondissement de la ville de Marseille. Pour fêter les 50 ans de la cité, une représentation de l’orchestre des Minots de Marseille était organisée. Une cinquantaine d’enfants de 4 à 10 ans, leurs parents et des membres d’association étaient présents.

Juste à côté du city-stade où se tenait l’événement, des jeunes faisait un rodéo urbain. Et quelques minutes après le début du concert, une moto débarque. Le conducteur, capuche sur la tête, accélère et fait des dérapages à quelques centimètres des enfants.

Un père de famille intervient, demande au motard de partir, avant de lui mettre un coup de tête, selon l’un des organisateurs. D’autres jeunes arrivent alors sur leur moto-cross et tabassent ce papa, lui brisant la mâchoire. Dans la bagarre, d’autres parents reçoivent des coups, comme on peut le voir sur des images diffusées par France 3. Des enfants en pleurs, certains traumatisés...

"Inacceptable que des jeunes fassent la loi à l’intérieur de cités en mettant en danger la vie des enfants"

Sylvain Souvestre, maire LR des 11 et 12e arrondissements, se trouvait dans le public. "On est dans un état de droit aujourd’hui. C’est totalement inacceptable que quelles que soient les raisons de fond, les trafics de drogue, les trafics d’influence, des jeunes fassent la loi à l’intérieur de cités en mettant en danger la vie des enfants et puis surtout en ruinant aussi un projet pédagogique de plusieurs mois", regrette-t-il.

Aucune interpellation ce jour, car la police est arrivée trop tard sur les lieux. La mairie de Marseille a d’ailleurs demandé une réunion, ce lundi, avec la préfète de police, pour expliquer ce délai d’intervention.

Les organisateurs condamnent ces débordements. Ils préfèrent retenir le reste des festivités, qui se sont déroulées sans problèmes le reste de la journée.

Guillaume Biet (édité par J.A.)