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Meurtre de son voisin à Charleville-Mézières: "C’est un vieux fou", selon un ami de la victime

Le quartier dans lequel un jeune homme de 21 ans a été tué par son voisin de 82 ans, vendredi soir à Charleville-Mézières, est sous le choc. Alors que l'auteur présumé des tirs dit avoir tué par "exasperation" et que la victime lui "menait la vie dure", les habitants rencontrés par RMC démentent.

Un homme de 82 ans a été mis en examen, ce dimanche, à Charleville-Mézières, accusé d'avoir tué son voisin de 21 ans. L'octogénaire a dit avoir agi par "exaspération", excédé" après avoir été pris à partie par un groupe de jeunes dans le hall de son immeuble. Il a expliqué aux policiers que ces personnes "lui menaient la vie dure depuis 9 ans", notamment en consommant des stupéfiants et de l'alcool, mais aussi en lui bloquant les portes.

Pourtant, les habitants rencontrés dans le quartier de la Ronde-Couture par les équipes de RMC démentent et disent n'avoir jamais eu de problème avec Mahamoudou C., dit "Poisson", la victime. Les amis avec qui il était ce soir-là ont d'ailleurs une autre version des faits.

"C'est juste un vieux fou"

"Le fou est ressorti et il est revenu avec une arme. C’est juste un vieux fou. Poisson a voulu bien faire, il a essayé de raisonner le gars et c’est retombé sur lui. C’est pire qu’injuste d’enlever la vie à un jeune pour rien du tout", explique ce proche de la victime.

Le suspect, ouvrier retraité et ancien membre de commandos de marine ayant participé à la guerre d'Algérie, a reconnu avoir abattu le jeune homme d'une balle de fusil 22 long rifle.

Le logement du suspect saccagé

La scène a d'ailleurs été observée par plusieurs voisins. "Tu ne peux pas te lever et te dire que tu vas tuer quelqu’un comme ça de sang-froid. Ça fait peur", dit cette habitante, qui a tout vu depuis sa fenêtre.

Vendredi soir, quand le corps du jeune homme était sur le trottoir, des dizaines d’amis de la victime ont tenté d’extirper le tireur qui s'était réfugié dans son appartement. Le vieil homme a aussi mis en joue des policiers qui étaient entrés chez lui.

Son logement a depuis été saccagé et sa voiture brûlée.

AB avec Nicolas Traino