RMC

Nouvel incendie d'un dépôt de véhicules à Évreux: huit bus scolaires détruits

Une semaine auparavant, une centaine de véhicules avaient été incendiés dans des concessions automobiles (illustration).

Une semaine auparavant, une centaine de véhicules avaient été incendiés dans des concessions automobiles (illustration). - LOIC VENANCE / AFP

Huit bus scolaires ont été détruits par les flammes à Évreux (Eure) dans la nuit de dimanche à lundi. Cet incident intervient une semaine après une série d'incendies volontaires qui avaient ravagé des concessions automobiles de la ville.

Nouveaux incendies à Évreux, dans l'Eure. Une semaine après une série d'incendies volontaires, qui ont ravagé des concessions automobiles, ce sont des bus scolaires qui ont été détruits par les flammes.

"Un incendie a eu lieu au dépôt Keolis d'Evreux vers 1h du matin, huit bus servant au transport scolaire dans l'Eure sont intégralement détruits et un autre partiellement par l'effet de propagation de l'incendie", a déclaré à l'AFP Rémi Coutin, procureur de la république d'Evreux. Il chiffre le préjudice à "au moins 1,5 million d'euros".

"On fait un rapprochement intellectuel entre les faits de cette nuit et ceux de la semaine dernière dans plusieurs concessions automobiles, avant le cas échéant de pouvoir faire un rapprochement matériel", a-t-il souligné.

Une centaine de véhicules touchés

Les feux avaient été allumés la nuit de la Saint-Sylvestre et celle du 2 janvier. Près d'une centaine de véhicules ont été endommagés au total, des voitures neuves ou et d'autres, déposés par des particuliers pour entretien.

Les faits concernant l'incendie du dépôt Keolis "ont été joints à l'enquête menée par la Sûreté départementale d'Évreux pour les deux premiers incendies", dont est désormais également saisie la direction territoriale de la police judiciaire.

Rémi Coutin précise qu'une "autre enquête est en cours pour l'incendie d'une concession Peugeot en zone gendarmerie, menée par la brigade de recherche de Louviers (Eure) avec le renfort de la section de recherches de Rouen".

Il n'y a à ce stade pas eu d'interpellations dans ces enquêtes ouvertes pour destruction volontaire de biens par incendie. Sollicitée par l'AFP, Keolis n'avait pas réagi lundi après-midi.

AB avec AFP