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Flic suicidé, à moitié pardonné: un gilet jaune condamné à 4 mois de prison avec sursis pour un message anti-flic

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L'homme de 69 ans avait apposé le slogan à l'arrière de son fourgon à Caussade, dans le Tarn-et-Garonne.

Un "gilet jaune" de 69 ans, qui avait apposé à l'arrière de son fourgon une affiche "flic suicidé, à moitié pardonné", a été condamné vendredi à Montauban à quatre mois de prison avec sursis. 

"Le slogan est le plus idiot que j'aie trouvé", a déclaré ce "gilet jaune" revendiqué à l'ouverture de son procès, estimant qu'il avait agi en "mouton de Panurge". 

En outre, il devra verser 1.000 euros de dommages-intérêts au syndicat Alliance police nationale, partie civile à ce procès. Poursuivi pour "outrage sur personnes dépositaires de l'autorité publique", il encourait jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende.

Le 22 avril, des passants avaient découvert à Caussade le message placardé sur la lunette arrière de la camionnette du "gilet jaune" et avaient prévenu la gendarmerie. Lors de certaines manifestations, notamment à Paris, des "gilets jaunes" ont lancé "Suicidez-vous, suicidez-vous" aux forces de l'ordre, alors que la police est touchée depuis le début de l'année par une vague de suicides sans précédent. 

 Au 22 août, 47 policiers s'étaient suicidés, selon la police nationale. En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes s'étaient donnés la mort, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. 

La rédaction de RMC (avec AFP)