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Il estimait son gendre responsable de la mort de sa fille: un octogénaire "exécute" un homme avant de se suicider

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L'homme, qui habitait dans une petite commune du nord de Montpellier, a attendu que la victime sorte ses poubelles pour faire feu à trois reprises.

Un homme de 80 ans a tué mercredi au fusil de chasse son gendre qu'il estimait responsable de la mort de sa fille puis s'est suicidé à Saint-Gély-du-Fesc, dans l'Hérault, a indiqué jeudi le procureur de Montpellier.

"Il s'agissait d'une véritable exécution", a souligné lors d'une conférence de presse Fabrice Bélargent, précisant qu'une information judiciaire avait été ouverte pour assassinat. 

L'homme, qui habitait une maison mitoyenne à celle de son gendre dans cette petite commune du nord de Montpellier, a attendu que la victime sorte ses poubelles pour faire feu à trois reprises, le touchant aux membres inférieurs et à l'épaule gauche et le tuant, a détaillé le procureur. Des images de vidéosurveillance ne laissent aucun doute sur le déroulement des faits. Il est ensuite retourné dans son jardin, puis, à genou, s'est tiré une balle dans le menton avec la même arme, un fusil de chasse de calibre 12 mm. 

Mystère sur la mort de la mère de famille

Le drame familial s'était noué en septembre dernier avec la disparition de la fille du tireur, Joëlle, 46 ans, mère de deux enfants. Son corps avait été retrouvé sans vie, neuf jours plus tard, dans des vignes d'une petite commune voisine. Une information judiciaire avait été ouverte pour recherche des causes de la mort et est aujourd'hui toujours en cours. 

À ce jour, "aucun élément suspect ne permet de déterminer les causes de la mort" de cette femme, a affirmé le procureur. "L'autopsie a révélé que le décès a eu lieu moins de 24 heures avant la découverte du corps", a-t-il ajouté. Le dossier médical de la victime montrait qu'elle souffrait d'une pathologie cardio-vasculaire. 

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Cette disparition était intervenue après plusieurs altercations au sein du couple. Selon le père qui avait été auditionné par la gendarmerie avant le meurtre de mercredi, Joëlle, qui entretenait une autre relation amoureuse, était "harcelée" par son compagnon. Après sa disparition, les membres de la famille s'étaient présentés à plusieurs reprises à la gendarmerie pour déposer des mains courantes, démontrant ainsi un climat "extrêmement tendu entre les deux familles". Lors d'une audition, le père avait affirmé à propos de son gendre : "Pour moi, il a assassiné ma fille moralement". Des patrouilles étaient régulièrement menées sur les lieux. 

Désormais orphelins, les deux enfants du couple, âgés de 11 et 12 ans, étaient présents dans la maison de leur père au moment où il a été tué par leur grand-père. Endormis, ils ont été réveillés par la gendarmerie et ont été pris en charge par le service des urgences pédiatriques du CHU de Montpellier puis confiés à la cellule d'urgence de l'aide sociale à l'enfance.

Sous le choc, l'épouse du père a quant à elle été admise aux urgences psychiatriques de l'hôpital. 

La rédaction de RMC avec AFP