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"Ils avaient des suspicions sur des proches": les parents d'Isabelle tuée en 1986, soulagés après les aveux de Jacques Rançon

Jacques Rançon lors de son procès pour un double meurtre

Jacques Rançon lors de son procès pour un double meurtre - Capture d'écran RMC Découverte

Les parents d'Isabelle Mesnage, tuée en 1986, on fait part de leur soulagement après les aveux de Jacques Rançon, le tueur de la gare de Perpignan qui a avoué jeudi être également l'auteur du meurtre de l'informaticienne.

Jacques Rançon, condamné à la perpétuité en 2018 pour les viols et meurtres de deux jeunes femmes à la fin des années 1990, a reconnu hier être l'auteur d'un autre homicide commis lors de l'été 1986, dont le non-lieu avait été prononcé en 1992.

Au début de sa garde à vue, il a d’abord nié les faits en bloc face aux gendarmes. Il a fini par craquer, donnant aux enquêteurs de nombreux détails sur le meurtre d’Isabelle Mesnage, une jeune informaticienne âgée de 20 ans à l’époque : "Je l'ai enlevé le jour de sa disparition alors qu'elle faisait du stop", a-t-il expliqué avant de raconter l'avoir frappé violé puis tué en l'étranglant.

Un mode opératoire similaire

Jacques Rançon a ensuite raconté aux enquêteurs comme il s'est débarrassé du corps, le mutilant et le dispersant autour des effets personnels d'Isabelle Mesnage. Un mode opératoire utilisé lors du meurtre de ces deux autres victimes.

C'est cette similitude qui a poussé l'avocate de la famille de la victime à faire rouvrir l'enquête en octobre dernier.

"L’angoisse de croiser l’auteur des faits tous les jours disparaît"

"C’est un grand soulagement parce qu’ils ont l’impression que la justice sera faite pour elle. Ils espèrent que ces aveux vont pouvoir répondre aux questions qui se posent depuis trente-trois ans. Ils avaient des suspicions sur des proches, sur des amis d’Isabelle, ils s’imaginaient des scénarios. Aujourd’hui l’angoisse de croiser l’auteur des faits tous les jours disparaît", a assuré à RMC Corinne Herrmann, avocate des parents d'Isabelle Mesnage.

L’enquête avait été rouverte l’année dernière à la demande des avocats de la famille qui souhaitaient que la piste Rançon, déjà condamné en 2018 pour deux viols suivis de meurtres, soit suivie puisqu’il habitait la région à l’époque des faits. Lors de sa garde à vue, Jacques Rançon a affirmé ne pas avoir fait d'autres victimes que les trois femmes identifiées à ce jour.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec G.D.)