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Interpellations policières: faut-il interdire le plaquage ventral?

Christophe Castaner a reçu mardi la famille de Cédric Chouviat, livreur mort à Paris lors de son interpellation par des policiers début janvier. Le père de la victime demande l'interdiction du plaquage au sol comme méthode d'interpellation.

Face au ministre de l'Intérieur, Christian, le père de Cédric Chouviat a été très clair dans sa requête: "Je lui ai demandé solennellement d'arrêter la prise par étranglement et d'arrêter le plaquage au sol parce que c'était trop meurtrier. Il faut que cela cesse".

Selon lui Christophe Castaner ne lui a fourni aucune réponse. Pour l'avocat et spécialiste de défense des forces de l'ordre, Rodolphe Bosselut, l'abandon du plaquage ventral n'est pas la solution:

"J'ai l'impression qu'on arrive dans des absurdités de cet ordre-là. Toute technique peut connaitre un excès. Supprimer une technique n'a pas beaucoup de sens. Bientôt il sera interdit aux services de sécurité de procéder à la moindre interpellation au motif que cela comporte des risques. Au motif qu'il n'y a pas de risque zéro, il faudra qu'il ne se passe plus rien".

Macron recadre les policiers

Mardi, le président de la république Emmanuel Macron a pour la première fois tenu des propos recadrant les policiers faisant usage d'une force disproportionnée.

Jugé dangereux, le plaquage ventral a été interdit dans plusieurs villes aux Etats-Unis ainsi qu'en Suisse et en Belgique.

Mélanie Delaunay