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"Je n'ai jamais eu l'intention de lui faire du mal": 3e jour de procès pour l'homme, accusé d'avoir brûlé vive sa compagne devant leur fille

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Ce lundi, aux Assises des Hauts-de-Seine à Nanterre se tenait le 3e jour du procès de Christophe, accusé d’avoir tué sa compagne devant leur fille de 7 ans.

Cet homme de 42 ans est accusé d'avoir tué sa compagne, Ghylaine brûlée vive dans leur appartement du Plessis-Robinson en septembre 2017, devant leur petite fille de 7 ans. Son procès se termine ce mercredi, le 15 janvier. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Quelques jours avant les faits il avait appris que Ghylaine avait un amant. Durant l'enquête il a plusieurs fois changé de version sur le déroulé des faits. Et devant la Cour qui l'interrogeait hier, il a nié avoir voulu donner la mort intentionnellement à sa compagne.

"Je voulais faire peur à Ghylaine pour pas quelle parte avec notre fille, mais je n'ai jamais eu l'intention de lui faire du mal", répète Christophe. Le soir des faits, sa compagne le quitte, il l'a frappé et lui met le feu devant leur fille de 7 ans. "Combien de coups? Comment Ghylaine tombe au sol?", demande la Cour, suspendue à ses silences: "Je ne sais pas, c'est incompréhensible", répond laconiquement en boucle l'accusé, pendant les 4 heures de questions.

"J'ai tenté de me suicider, je me suis mis le feu sur moi et ça s'est propagé"

Cheveux rasés, voix secouée de trémolos, il explique: "J'ai tenté de me suicider, je me suis mis le feu sur moi et ça s'est propagé". "Menteur!": pestent les parties civiles depuis les bancs. "Vous serez bien obligé de faire face à vous-même", lance le président.

L'avocat de la défense conclu: "Moi je vous crois", parlant des trous de mémoire, séquelles des brûlures sur 77% du corps de Christophe, encore visibles sur ses bras, derrière la vitre du box des accusés.

Gwladys Laffitte (avec C.P.)