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Jugé pour le meurtre de son ex-compagne, un ancien policier du Gard conteste toute préméditation

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L'homme est jugé pour avoir tiré trois balles dans la tête de son ex-compagne âgée de 24 ans, devant les yeux de leur fils.

Un ex-policier, jugé à Nîmes pour avoir tué de trois balles dans la tête son ex-compagne devant les yeux de leur fils, a contesté lundi toute préméditation à l'ouverture de son procès pour assassinat devant la cour d'assises du Gard. 

"Je conteste la préméditation", a déclaré Jean-Régis Julien, 39 ans, interrogé par le président sur sa position à l'ouverture du procès. "Ce jour-là, je ne voulais pas attenter à sa vie. Je voulais la suivre, savoir où elle allait. A aucun moment, je n'ai voulu lui ôter la vie", a-t-il affirmé. "J'avais mon arme (de service) parce que la majorité des fonctionnaires de police ont leur arme sur eux", a ajouté l'ancien policier du commissariat de Bagnols-sur-Cèze (Gard), cheveux bruns courts et silhouette massive. 

Jean-Régis Julien est jugé pour avoir tiré à courte distance trois balles dans la tête de son ex-compagne Carine, 24 ans, après avoir poursuivi pendant un quart d'heure la voiture de la jeune éducatrice dans laquelle se trouvait également leur fils, né en août 2013. 

Selon l'enquête, Carine aurait été victime de harcèlement de la part de son ex-compagnon, notamment depuis leur rupture en octobre 2014.

Jean-Régis Julien se présentait ainsi au domicile de son ex-compagne à toute heure, la suivait, y compris sur son lieu de travail, et se montrait particulièrement menaçant s'il découvrait qu'elle avait un nouveau compagnon.

Le policier avait appelé Carine à près de 1.700 reprises au cours des deux mois précédant sa mort, selon les enquêteurs. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu jeudi.

La rédaction de RMC (avec AFP)