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La jihadiste Emilie Konig parmi les femmes rapatriées des camps syriens

La Française Emilie König  dans le camp Al-Roj, dans le nord-est de la Syrie, le 28 mars 2021

La Française Emilie König dans le camp Al-Roj, dans le nord-est de la Syrie, le 28 mars 2021 - DELIL SOULEIMAN © 2019 AFP

Emilie König, jihadiste française placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux, fait partie des 16 mères rapatriées en France ce mardi depuis les camps de prisonniers en Syrie.

Emilie König, l'une des jihadistes françaises les plus connues, fait partie des 16 mères rapatriées ce mardi en France depuis des camps de prisonniers jihadistes en Syrie, a indiqué une source proche du dossier.

Cette femme de 37 ans, originaire de Lorient (Morbihan), était partie en Syrie en 2012. Elle est accusée d'avoir recruté pour le groupe Etat islamique (EI) et appelé à commettre des attaques en Occident.

Elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt et devrait être mise en examen puis incarcérée après son passage devant des magistrats, a précisé la source proche du dossier.

Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.

Elle est mère de cinq enfants, dont trois nés en Syrie, qui avaient été rapatriés en France début 2021. Dans un entretien à l'AFP en avril 2021, depuis le camp de Roj, elle avait dit vouloir "retourner en France".

Huit mères placées en garde à vue

Trente-cinq mineurs et 16 mères présents dans des camps de prisonniers jihadistes en Syrie depuis la chute de l'organisation Etat islamique (EI) ont été rapatriés mardi, répondant à une demande répétée des ONG et des familles qui disent espérer la fin de la politique "inhumaine" du "cas par cas".

Huit mères ont été placées en garde à vue "en exécution d'un mandat de recherche" et "huit (autres) font l'objet d'un mandat d'arrêt", a expliqué le parquet national antiterroriste dans un communiqué.

Un mineur de 17 ans et sept femmes ont été placés en garde à vue à la DGSI, a précisé une source proche du dossier. La huitième a été placée en garde à vue à la Section antiterroriste (SAT) de la préfecture de police de Paris.

Il s'agit du premier rapatriement aussi massif en France d'enfants et de mères depuis la chute en 2019 du "califat" de l'EI.

LP avec AFP