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Le jeune manifestant frappé au sol par des policiers conteste la version des forces de l'ordre

Le manifestant frappé au sol par un policier samedi lors de la manifestation parisienne des "gilets jaunes" sera jugé en février pour violences sur des policiers, un incident objet de versions contradictoires qui a fait réagir jusqu'au ministre de l'Intérieur.

Clément, 19 ans est "extrêmement choqué", selon ses avocats, après son interpellation et les coups qu'il a reçu de ce policier, filmés et largement relayés sur les réseaux sociaux. Après deux jours de garde à vue il n'avait qu'une hâte: "retrouver sa famille" disent ses avocats, dans la région nantaise, et de la "sérénité".

Blessé à la tête, il envisage de déposer plainte et conteste la version des faits de certains syndicats de police. Selon eux, le jeune homme aurait frappé des forces de l'ordre, puis aurait craché du sang au visage d'un fonctionnaire, se disant séropositif. Jusqu'à son procès en février, Clément a interdiction de se rendre à Paris et de détenir une arme selon les modalités de son contrôle judiciaire.

Des images largement relayées

Les images de son arrestation ont été largement relayées. Dans une première vidéo, on le voit allongé au sol, le visage ensanglanté, se faire frapper à deux reprises à la tête par un fonctionnaire de police. Dans une seconde, filmée par l'AFPTV, il crie de douleur, menotté, quand le policier lui appuie son genou sur le bras.

Sur la base de ces images, le parquet a ouvert dimanche une enquête pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique", confiée à l'IGPN, la police des polices.

Gwladys Laffitte