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Les piscines de résidences privées de plus en plus souvent squattées par des jeunes

Les habitants des résidences privées voient de plus en plus souvent des jeunes extérieurs à la résidence venir squatter leur piscine. Notamment à Toulouse, où les policiers reçoivent une centaine d'appels par semaine pour ce genre d'intrusions.

Ils ont de la chance ceux qui bénéficient d'une piscine dans leur résidence. Avec la nouvelle hausse des températures attendues en ce début de semaine, avoir la possibilité de faire quelques brasses rafraîchissantes est un luxe... qui attise les convoitises. Ces piscines communes privatives sont de plus en plus souvent envahies par des groupes de jeunes qui n’hésitent pas à escalader les grilles pour squatter la piscine.

Un phénomène qui touche particulièrement Toulouse et sa banlieue, comme a pu le constater RMC. Olivia habite l’une des 30 maisons d’une copropriété régulièrement envahie par des jeunes d’un quartier voisin. "Quand il y a des garçons qui chahutent, se lancent dans l'eau et plongent alors qu'il y a des tout-petits d'un an qui sont dans des bouées, ce n'est pas possible. Moi je quitte immédiatement la piscine", raconte-t-elle. "On arrive parfois à les raisonner, mais c’est déjà arrivé qu’on les évacue manu militari".

Un an de prison ferme pour avoir agressé un résident

Face à cette situation, les résidents n’hésitent d'ailleurs plus à faire appel à la police, qui ne peut que constater l’augmentation du phénomène chaque année. "En ce moment, on compte à peu près une centaine d'appels par semaine pour ce genre d'intrusion, explique Luc Encoda, secrétaire régionale du syndicat de police Alliance. Ça fait beaucoup et on essaie de répondre aux demandes du mieux que nous pouvons avec nos effectifs à disposition. Forcément, on ne peut pas répondre à tout le monde en même temps. On est obligé de prioriser, notamment quand il y a des violences". L’an dernier à Toulouse, un squatteur de piscine de 18 ans a été condamné à un an de prison ferme après avoir agressé un résident.

P. Gril avec Estelle Henry