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Manifestation contre les violences policières: qui sont les 18 personnes interpellés à Paris et Clichy?

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La mobilisation contre les violences policières organisée mardi à Paris a conduit à 18 interpellations.

Une manifestation interdite qui a marqué les esprits en France. Le gouvernement appelle à "l'apaisement" sur la question de la mobilisation pour Adama Traoré par la voix de sa porte parole Sibeth Ndiaye mercredi à l'issue du Conseil des ministres.

Mais le préfet de police de Paris ne compte pas en rester là, il a signalé mercredi à la justice l'organisation d'une manifestation interdite. 20.000 personnes s'étaient rassemblées mardi soir à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir mort en 2016 après une interpellation de gendarmerie.

Il revient désormais au procureur d'apprécier les suites à donner à ce signalement. Plusieurs voix s'élèvent pour critiquer la méthode du préfet de police, notamment cette interdiction en dernière minute empêchant tout recours administratif des organisateurs.

7 majeurs et un mineur ont été déférés à Paris

La fin de la manifestation a été émaillée d'incidents sporadiques: jets de projectiles, tirs de gaz lacrymogènes, incendies, manifestants sur le périphérique... A Clichy, les vitres d'un poste de police municipale ont été brisées par des manifestants.

Dix-huit personnes ont été interpellées en raison de ces incidents, sur les 18 interpellations, 13 ont eu lieu à Paris et 5 à Clichy aux abords du Palais du Justice.

2 policiers légèrement blessés

Au total 7 majeurs et un mineur ont été déférés à Paris. Ils pourraient être jugés en comparution immédiate dès ce jeudi. A Clichy, 4 personnes ont été placées en garde à vue dont un mineur. Ces manifestants arrêtés en marge des débordements de mardi soir sont suspectés d’avoir porté une arme sans motif légitime, un couteau par exemple, suspectés aussi d’avoir participé à un attroupement malgré les sommations de la police.

Certains de ces individus auraient surtout dégradé du mobilier urbain et incendié du matériel de chantier situé à proximité du palais de justice. Enfin certains d’entre eux sont déférés pour avoir commis des outrages et jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Durant ces heurts, 2 agents de police ont d’ailleurs été légèrement blessés.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec J.A.)