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Mort d'Yvan Colonna: l'Etat propose 200.000 euros à sa famille

L'Etat propose une indemnisation à la famille d'Yvan Colonna, tué en prison par un codétenu radicalisé. Maître Patrice Spinosi, avocat de la famille d'Yvan Colonna, estime sur RMC que c'est une bonne nouvelle, mais ne sait pas encore si toute la famille va accepter cette proposition.

200.000 euros d'indemnisation. C'est ce que propose l'Etat aux membres de la famille d'Yvan Colonna. Le militant indépendantiste Corse a été tué par un codétenu radicalisé dans la prison d'Arles le 2 mars dernier. Une proposition qui entend réparer le préjudice et mettre un terme aux poursuites engagées contre l'administration.

Si cette proposition est acceptée par l'ensemble des huit requérants (dont notamment les parents d'Yvan Colonna et ses deux enfants), le dossier serait clos sans passer par une audience devant le tribunal administratif.

"Reste à savoir si ce sera accepté par tous les membres de la famille", prévient l'avocat de la défense

Maître Patrice Spinosi, avocat de la famille d'Yvan Colonna, se satisfait de cette décision de l'Etat qui préfère prendre les devants avec cette indemnisation plutôt qu'être condamnée.

"C'est évident que c'est d'ores et déjà une bonne nouvelle. En réalité, l'Etat reconnaît sa responsabilité et propose de lui-même d'indemniser la famille. Reste à savoir si ce sera accepté par tous les membres de la famille. Certains sont prêts à l'accepter, la discussion est encore en cours pour d'autres", explique-t-il.

Au nom de la famille d'Yvan Colonna, l'avocat avait déposé, début avril à Marseille, un recours administratif contre l'Etat après la mort du militant indépendantiste corse des suites de sa violente agression par un codétenu radicalisé, Franck Elong Abé, au sein de la prison d'Arles le 2 mars.

Dans cette requête consultée par l'AFP, le montant total du préjudice de la famille d'Yvan Colonna, qui purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, avait été évalué à 1 million d'euros.

"Chacun a la liberté de faire ce qu'il veut et d'accepter ou non cette proposition. On y verra plus clair dans quelques semaines", a affirmé Me Spinosi, rappelant par ailleurs que la responsabilité de l'Etat dans cette affaire était acquise aux termes mêmes du code pénitentiaire.

Yvan Colonna purgeait une peine de réclusion à perpétuité pour sa participation au commando qui a abouti à l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998.

La rédaction avec J.A.