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Mort de Steve Maia Caniço: le nouvel élément qui vient contredire la version de l'IGPN

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Le portable de l'animateur disparu pendant la Fête de la musique à Nantes émettait un signal au moment de l'intervention policière alors que l'IGPN faisait jusque-là simplement état d'un SMS envoyé une heure auparavant.

Selon le rapport de l'IGPN, le portable de Steve déclenche un dernier relais téléphonique à 3h16 cette nuit-là, heure de l'envoi de son dernier SMS. Les policiers n'interviendront sur le quai qu'une heure plus tard. Steve aurait donc pu disparaître avant l'action des forces de l'ordre. Il ne peut être établi de lien entre cette action policière et la disparition du jeune homme, conclut le rapport.

L'enquête judiciaire en cours dit, elle, tout autre chose. En réalité, le portable de Steve a émis jusqu'à 4h30, soit 13 minutes après le début de l'intervention policière. Les magistrats peuvent en effet faire des réquisitions judiciaires auprès des opérateurs téléphoniques, pouvoir que ne détient pas l'IGPN et cet écart d'horaire change tout. Cela peut signifier que Steve était encore vivant pendant la charge policière et qu'il a disparu après.

"C'est ce que nous disons depuis le début", explique l'avocate de la famille. "Le rapport de l'IGPN a été rédigé à la hâte", poursuit-elle, "nous avons maintenant entièrement confiance dans le travail de la justice".

"On nous donne raison pour combien de temps?"

Une confiance que ne partage pas Aliyah, une amie de Steve, présente le soir de la fête de la musique:

"C'est satisfaisant dans le sens où on nous donne gain de cause pour cette fois. On savait qu'il était là après la charge. Nous sommes sûrs que ça vient de la charge policière. Je ne suis pas plus soulagée que ça. C'est un premier pas, mais on nous donne raison pour combien de temps? Je me dis qu'ils arriveront à se donner raison malgré cet indice-là. Je ne me fais pas trop d'illusions".

Le corps sans vie de cet animateur de 24 ans avait été retrouvé le 29 juillet dans la Loire après quelque cinq semaines de recherche.

Aurélia Manoli