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Mystère autour du corps calciné d'une femme retrouvé dans un cabanon

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Selon le maire de Creil, le corps a été découvert sous les décombres d'un cabanon dans les jardins familiaux.

Le corps calciné d'une jeune femme non identifiée a été retrouvé dimanche dans les décombres d'un cabanon de jardin pour l'incendie duquel les pompiers étaient intervenus vendredi soir à Creil.

L'autopsie menée lundi a permis de confirmer que "le décès était le résultat de violences", a annoncé dans un communiqué le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier.

"Ces mêmes investigations n'ont pas permis de confirmer ou d'infirmer l'état de grossesse de la victime", a-t-il ajouté alors que plusieurs médias avaient évoqué la possibilité que la jeune femme soit enceinte.

L'enquête de flagrance ouverte du chef d'homicide volontaire a été confiée à la police judiciaire. A 19h, aucune interpellation n'avait été effectuée, a indiqué le parquet.

La disparition d'une jeune fille de 15 ans

Selon le maire de Creil, Jean-Claude Villemain, le corps a été découvert sous les décombres d'un cabanon dans les jardins familiaux -des jardins potagers entre la cité Champrelle et le cimetière- du quartier Rouher. Il s'agit selon lui d'une "jeune fille".

Samedi, une famille de Mauriciens, habitant à proximité du cabanon incendié, avait porté plainte suite à la disparition, au cours de la nuit, de leur fille, âgée de 15 ans. Le frère de celle-ci a annoncé avoir été convoqué lundi au commissariat de Creil où il a apporté des objets appartenant à sa soeur - "une brosse à dents et un test de grossesse", "positif" - afin de permettre des comparaisons de tests ADN pour établir l'identité de la victime. 

"Des investigations génétiques qui pourraient permettre (une) identification dans l'hypothèse d'un rapprochement positif entre des prélèvements effectués sur le corps et des éléments en possession des enquêteurs sont actuellement en cours", a indiqué pour sa part le parquet dans la soirée, indiquant que les conclusions ne seraient pas connues avant 36 heures.

La rédaction de RMC (avec AFP)