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Oise: un homme braque deux boulangeries mais repart bredouille avant d'être arrêté

Un homme âgé d'une cinquantaine d'années est jugé, ce lundi, par le tribunal de Senlis (Oise) pour la tentative de braquage de deux boulangeries, le 8 novembre. Dans la première, il avait menacé, grenade à la main, de tout faire exploser si le vendeur ne donnait pas la caisse. Apeuré, le commerçant s'est enfui. Dans la deuxième, l'employé lui a tenu tête. Le braqueur est donc reparti bredouille les deux fois et s'est fait arrêté le lendemain.

Ce n'était sûrement pas sa journée la plus glorieuse. Un homme, âgé d'une cinquantaine d'années, a tenté de braquer deux boulangeries le 8 novembre, mais est reparti bredouille les deux fois, rapporte Le Parisien. Grâce aux caméras de surveillance, il a pu être identifié et interpellé.

Sa quête du précieux butin commence au petit matin. Il est 5h45 quand il entre dans une boulangerie d'une petite commune de l'Oise. Dans sa main, ce quinquagénaire tient une grenade. Il menace de tout faire sauter si le vendeur ne donne pas la caisse.

La technique ne fonctionne pas, c'est peut-être un peu trop brutal: le commerçant s'enfuit en courant par peur, la recette dans les poches. Le braqueur décide donc, lui aussi, de quitter la boulangerie, bredouille.

Le deuxième commerçant refuse net

Il ne s'avoue pas vaincu pour autant, mais change de technique. Il choisit une autre boulangerie, juste à côté, à 18h45 cette fois. Comme le commerce est bondé, il fait la queue, comme tout le monde.

Arrivé à la caisse, il sort la crosse d'un fusil de sa poche et dit au vendeur que s'il ne lui donne pas la caisse, il utilisera son arme. Sauf que l'employé ne se démonte pas et refuse. Le braqueur, surpris, part encore les mains vides.

Les gendarmes sont ensuite mis au courant: sur la vidéosurveillance, ils remarquent une voiture gérée à côté des deux magasins, aux deux horaires.
La police municipale se lance à sa recherche et le suspect est retrouvé le lendemain, au volant.

Les armes n'ont pas été retrouvées

À l'intérieur du véhicule, les agents découvrent des vêtements qui correspondent à la description des victimes. En revanche, il n'y a pas de trace des armes.

L'homme est convoqué, ce lundi, devant le tribunal de Senlis (Oise). Il risque, au maximum, sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.

AB avec Lucile Pascanet