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Opération "mains propres": comment un service de police de Seine-Saint-Denis se retrouve dans le collimateur de la justice

Six policiers de la Compagnie de Sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis ont été placés en garde à vue par des enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale lundi matin.

La compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis, visée par plus d'une quinzaine d'enquêtes judiciaires sur des soupçons de violences, vols, falsifications de procès-verbaux et délits liés au trafic de stupéfiants, va être en partie dissoute.

Ce sont les services "en tenue", auxquels appartiennent les six agents qui sont en garde à vue depuis lundi dans l'une de ces enquêtes, qui fera l'objet d'une prochaine dissolution, ont indiqué ces sources policières.

Le préfet de police de Paris a même demandé une réorganisation générale des Compagnies de sécurisation et d'intervention situées à Paris et en petite couronne. 

Une longue enquête d'un an

Car l'affaire des six policiers sème le trouble, ils sont soupçonnés de violences, d'extorsion de fonds, de faux et usage de faux, de vol et de détention de stupéfiants. Ces six hommes pourraient être les premiers concernés par une vaste opération de nettoyage dans les rangs de la police explique une source.

Voitures et vestiaires sonorisés, écoutes téléphoniques, filatures, perquisitions... Pendant un an, la police des polices a déployé de gros moyens pour enquêter autour de ces agents avant de finalement les interpeller lundi. Des fonctionnaires soupçonnés également d'avoir utilisé de fausses procédures pour arrêter deux personnes considérées comme des dealers. 

Jean-Baptiste Bourgeon avec Guillaume Descours