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Patrick Balkany: "Nous n'avons plus un rond, rien, ni en France, ni à l'étranger"

Emprisonné à la prison de la Santé à Paris depuis le 13 septembre, Patrick Balkany est venu, une deuxième fois, demander sa remise en liberté aux magistrats. Son avocat, Me Eric Dupont-Moretti, a lui demandé une "libération sèche".

Patrick Balkany demande une nouvelle fois sa mise en liberté. Pour la deuxième fois en quinze jours, le maire LR de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, est venu mardi demander sa mise en liberté devant la cour d'appel de Paris, après sa condamnation dans le volet blanchiment de son procès.

Il y a un peu plus d'une semaine, sa première demande de mise en liberté, pour la première condamnation à 4 ans de prison pour fraude fiscale, a été acceptée par la cour d'Appel de Paris... sous conditions: pointer une fois par semaine à la gendarmerie, résider dans l'Eure, ne plus venir ni à Paris, ni dans les Hauts-de Seine. Mais surtout payer une caution de 500.000 euros. 

Détenu à la prison parisienne de la Santé depuis le 13 septembre, il est apparu la mine chiffonnée dans le box des prévenus. "Je souffre beaucoup" lance alors Patrick Balkany à la cour, les traits tirés, amaigri, évoquant des problèmes de santé. 

Face à lui, l'avocat général requiert le maintien en détention de Patrick Balkany, évoquant un risque de fuite et de renouvellement des faits, c'est à dire de blanchiment de fraude fiscale. "Nous n'avons plus un rond, rien, ni en France, ni à l'Etranger" se défend-il, affaibli.

Sa crainte: devoir, "rester au trou, parce que je ne vois pas comment on va trouver" 500 000 euros, le montant de sa caution.

Eric Dupont-Moretti, son avocat, se fâche: "Il va faire une cavale tout seul à 71 ans? C'est vrai personne n'a vu son visage, personne ne le connait", ironise-t-il.

A la fin de l'audience, Patrick Balkany, 71 ans, embrasse la quinzaine de personnes venus le soutenir, avant de retourner à la prison de la Santé au moins jusqu'au 13 novembre prochain.

Gwladys Laffitte