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Pédophilie: l'administration médicale aurait-elle pu empêcher les agissements du "chirurgien de Jonzac"?

Le chirurgien à la retraite Joël Le Scouarnec est soupçonné de viols et d'agressions sexuelles sur des patients mineurs, 250 victimes potentielles. Pourtant, l'homme avait déjà été condamné dans les années 2000 pour consultation d'images pédopornographiques.

L'administration médicale aurait-elle pu empêcher Joël Le Scouarnec de sévir?

En 2005, le chirurgien en poste à Lorient écope de 4 mois de prison avec sursis pour possession d'images pédopornographiques. Très vite, après son procès, il s'installe à l'hôpital de Quimperlé.

Selon le JDD, il aurait caché cette condamnation à l'ordre des médecins du Finistère mais des confrères ont vent de ses antécédents. L'un d'eux alerte la direction de l'hôpital. L'information remonte même jusqu'à la Ddass, seule à l'époque à pouvoir prendre des sanctions disciplinaires. Mais aucune mesure n'est prise.

Pas de réaction de l'ordre des médecins

Enfin en 2008, le chirurgien arrive à Jonzac. Là encore, aucune réaction de l'ordre des médecins de Charente-Maritime qui était forcément au courant de cette condamnation inscrite dans son dossier affirme le JDD.

Le praticien y exercera pendant près de 10 ans. Une période où les pages de ses carnets relatant ses agressions sexuelles ne cesseront de se remplir.

Le sexagénaire est visé par 184 plaintes, mais les victimes pourraient être beaucoup plus nombreuses, jusqu'à 250 selon le procureur de la Rochelle. A son domicile les enquêteurs ont retrouvé des carnets dans lequel l'homme y décrit des scènes sexuelles à caractère pédophile.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec P.B.)