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Police: Macron veut généraliser les caméras-piétons contre les "contrôles au faciès"

Selon le chef de l'État, ces caméras doivent permettre de "retracer la vérité des faits qui permettent de protéger, de rétablir (la) confiance".

Nouvelle polémique en vue chez les policiers? Lors de l'interview du 14 juillet, Emmanuel Macron a annoncé la généralisation des caméras-piétons "avant la fin du quinquennat" pour les forces de l'ordre, afin notamment de lutter contre les contrôles au faciès.

"Cela fait trop longtemps qu'on parle de cela", a-t-il commenté, à propos des accusations de contrôles au faciès par les forces de l'ordre, estimant qu'ils pouvaient être une source de discrimination alimentant une "défiance démocratique". Selon le chef de l'État, les caméras-piétons doivent permettre de "retracer la vérité des faits qui permettent de protéger, de rétablir (la) confiance".

"On va généraliser avant la fin du quinquennat les caméras-piétons qui permettent sur ce sujet (les contrôles au faciès) comme sur celui des modes opératoires, de rétablir la confiance entre la population et la police", a déclaré Emmanuel Macron qui considère qu'il s'agit là d'un "élément essentiel" du "patriotisme républicain".

Les caméras-piétons seront généralisées "dans chaque brigade qui intervient", a dit le président de la République.

L'ex-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner avait déjà promis lors de discussions mi-juin avec les organisations syndicales de la police, la généralisation des caméras-piétons et une montée en gamme de leur technologie, sans pour autant se fixer un objectif dans le temps.

Avec les récentes accusations de racisme dans la police, les critiques contre les "contrôles au faciès" ont trouvé un nouveau souffle. Dans un récent rapport sur la France, Human Rights Watch avait fait état de contrôles "sans fondement ciblant les minorités, y compris des enfants de seulement 10 ans".

Le Défenseur des droits a, lui, relevé des discriminations "systémiques" en rappelant que la moitié des hommes perçus comme "arabes, maghrébins ou noirs" déclare avoir été au moins une fois contrôlé par la police, contre 20% pour le reste de la population.

La rédaction de RMC avec AFP