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Policiers brûlés à Viry-Châtillon: pourquoi la Justice a douté de l'enquête et de certains témoignages

Plusieurs témoignages ont été jugés irrecevables, ne pouvant permettre avec certitude de juger de l'implication de certains accusés.

Des centaines de policiers qui ont manifesté hier devant les tribunaux, pour dénoncer l'acquittement en appel de huit des treize accusés dans l'affaire des policiers brûlés de Viry-Châtillon près de Paris en 2016. C'est le verdict moins sévère que lors du premier procès qui provoque l'incompréhension des policiers.

Mais, selon les motivations du verdict que RMC a pu consulter, la Justice doutait de l'enquête et de certains témoignages.

Face à la cour d’appel, le chef d’enquête lui-même fait part de ses incertitudes sur l’implication des accusés. Des doutes partagés également par les jurés qui estiment que certains éléments à charge sont insuffisants. Comme ces déclarations d’un témoin anonyme impossible à vérifier.

Le témoignage d'une victime jugé peu fiable

L’une des victimes, une policière grièvement blessée affirme également avoir reconnu le regard de son agresseur. Pas fiable compte tenu la rapidité du face à face et du visage masqué de l’individu estiment les jurés.

Plusieurs avocats ont aussi porté plainte pour faux en écriture estimant qu’il y avait des différences entre des déclarations en garde à vue et leurs retranscriptions sur les procès-verbaux.

Ainsi, des vidéos de garde à vue ont été visionnées à l’audience. Vidéos sur lesquelles les jurés se sont appuyés pour mettre hors de cause plusieurs accusés.

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Jean-Baptiste Bourgeon (avec Guillaume Dussourt)