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Policiers suspendus après avoir frappé un producteur: "La nature de la sanction n'est pas à la hauteur", regrette l'avocate de la victime

L'avocate du producteur de musique violemment frappé par des policiers se félicite cependant que les choses aillent vite.

Quatre policiers ont été suspendus jeudi de leurs fonctions après le tabassage d'un producteur de musique, enregistré par une vidéo révélée par Loopsider et largement diffusée sur les réseaux sociaux, en pleine polémique sur le droit de filmer les forces de l'ordre en opération et l'évacuation musclée d'un camp de migrants.

Trois premiers fonctionnaires ont d'abord été suspendus puis un quatrième, arrivé en renfort et soupçonné d'avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio de musique, a à son tour été suspendu, a indiqué dans la soirée à l'AFP une source proche du dossier.

C'est une petite victoire pour Hafida El Ali l'avocate de Michel, la victime: "Les choses vont relativement vite seulement, la nature de la sanction d'ores et déjà prise n'est pas forcément à la hauteur de ce que l'on est susceptibles d'attendre", a-t-elle assuré au micro de BFMTV.

Le garde des Sceaux scandalisé

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti s'est dit "forcément scandalisé par ces images" scandalisé par les images. L'IGPN a été saisie et le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences" et "faux en écriture publique".

De son côté, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sur France 2 qu'il demanderait "la révocation" des policiers, "dès que les faits seront établis par la justice". Il les a accusés d'avoir "sali l'uniforme de la République". Interrogé sur une éventuelle démission du préfet de police de Paris, Didier Lallement, le ministre a dit souhaiter qu'il continue "d'exercer ses fonctions".

Guillaume Dussourt avec AFP