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Pour sa dernière audience, Jawad Bendaoud se défend et s'excuse de son attitude

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Mercredi, celui qui est accusé comme le "logeur des terroriste du 13-Novembre" à Saint-Denis, a de nouveau clamé son innocence, avant de reconnaître un comportement déroutant.

Un mea culpa avant de clamer son innocence: lors du dernier jour d'audience, mercredi, du procès de Jawad Bendaoud, accusé d'avoir logé deux terroristes après le 13 novembre, le jeune homme a pris une dernière fois la parole.

Si ces co-accusés, comme Youssef Ait Boulahcene a affirmé qu'il n'avait aucun lien avec l'idéologie de Daesh et qu'il payait ses liens familiaux avec son cousin Abdelhamid Abaaoud, que Mohamed Soumah s'est excusé auprès des victimes et a reconnu "C'est à cause de moi tout ce bordel" ; enfin Jawad Bendaoud lui aussi s'est défendu et s’est excusé pour son attitude au cour du procès. Comme le raconte Claire Andrieux, qui a suivi ce procès pour RMC:

"J’ai jamais voulu faire le show! On a dit que c’était le Jawad Comedy Club, mais c’est plutôt le Jawad Tragedy Club! Cette histoire va me rendre fou, je crois que je vais écrire un livre. Comme ça, quand quelqu'un me dira 'ah mais c’est toi? Mais t’es con?' Je lui dirai de lire. Une chose est sûre: je n’irais pas en enfer. Ou, en tout cas, pas pour ça, parce que je n'étais pas au courant que ces mecs-là étaient des terroristes".

Un peu plus tôt, Xavier Nogueras, l’un de ses avocats, avait regretté qu'on ait instrumentalisé Jawad Bendaoud pour assouvir un "désir de vengeance": "les victimes ont droit à la vérité" avait-il plaidé. Avant de rappeler tous "les adjectifs accolés à son client dans les médias: "Le sot, le crétin, le bouffon... Je vous demande d’en rajouter un: l'innocent" avait-il conclu.

Le procureur a requis 4 ans de prison contre lui et Mohammed Soumah, accusés tous les deux de "Recel de malfaiteurs terroristes". Une peine plus sévère a été requise contre Youssef Ait Boulahcen, 5 ans de prison pour "non dénonciation". 

Le tribunal correctionnel de Paris rendra sa décision le 14 février. 

Claire Andrieux et X.A