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Préfecture du Puy-en-Velay incendiée: quatre hommes jugés ce lundi

Le procès de quatre hommes soupçonnés d'être impliqués dans l'incendie de la préfecture du Puy-en-Velay en décembre 2018 a été repoussé de quelques heures, lundi au tribunal correctionnel, en raison de la grève des avocats.

Les images avaient marqué, en plein mouvement des gilets jaunes: l'incendie de la préfecture de Haute-Loire au Puy-en-Velay, le 1er décembre 2018. Quatre prévenus âgés de 21 à 37 ans comparaissent ce lundi pour "dégradation ou détérioration du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes", au tribunal correctionnel du Puy-en-Velay.

Ce jour de décembre 2018, un bras de fer de plusieurs heures avaient opposé forces de l'ordre et gilets jaunes. Des projectiles enflammés type cocktail Molotov avaient été lancés sur le bâtiment, et 18 gendarmes et policiers avaient été blessés.

"C'est allé très loin, on n'a jamais vu ça"

Plus d'un an après les faits, l'émotion est encore vive. Dimitry travaille dans une boulangerie. Juste en face de lui, la préfecture en feu: "C'était vraiment en flammes avec la grosse fumée qui allait avec. Les pompiers tentaient d'éteindre comme ils pouvaient".

13 interventions de pompiers sont nécessaires pour stopper l'incendie... au total une vingtaine de gendarmes et policiers sont blessés dans ce chaos: "C'est allé très loin, on n'a jamais vu ça, de gaz lacrymogènes. Les manifestations ont toujours été très calmes. Ca a surpris et choqué tout le monde. Le lendemain beaucoup de gens sont venus voir la préfecture".

Jacques Soulier est l'avocat d'un des quatre prévenus. Selon lui il n'y avait rien de prémédité dans cette affaire: "Il s'est levé le matin, il est allé en ville parce qu'il y avait un peu d'agitation et il a suivi le mouvement. Et lorsque vous avez un certain nombre de personnages faibles qui cèdent à l'effet de foule, ça motive les autres".

Mélanie Delaunay et Olivier Jouglard