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Premier enterrement d'une victime à Nice: "Ça va être un moment difficile"

Laurence Rasteu, 46 ans, photographiait la ville de Nice depuis trois ans. Une passion pour cette Niçoise, tuée dans l'attentat du 14 juillet. Ce jeudi, une messe sera célébrée en sa mémoire à quelques centaines de mètres de la Promenade des Anglais.

Une semaine après l'attentat qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais le soir du 14 juillet, l'émotion reste intense à Nice, tandis que le volet judiciaire de l'affaire devrait avancer jeudi. Alors que sur la célèbre artère niçoise, la vie semble avoir repris son cours et rien ou presque ne semble témoigner de l'horreur du 14 juillet, à quelques centaines de mètres de là, ce jeudi matin, la première victime de l'attentat de Nice sera inhumée en l'église Saint-Pierre d'Arène.

Il s'agit de Laurence Rasteu, passionnée de photographie, qui, la veille de l'attentat, publiait sur son blog une photo avec un bouquet de fleurs. Jean-Paul, membre de la même communauté d'artistes, en est encore troublé. "Quand on m'a annoncé sa mort, ça m'a fait un peu froid dans le dos. Ça m'a fait un choc. Dès que quelqu'un d'ici disparait, ça nous fait mal", témoigne-t-il sur RMC. Comme beaucoup d'autre Niçois, Jean-Paul sera présent à la cérémonie. Une messe officiée par le père Yves-Marie Lequin. Et même pour l'aumônier des artistes, il sera difficile de retenir ses larmes.

"C'est la première victime de l'attentat que nous enterrons, souligne-t-il. J'aurai devant les yeux la famille… C'est sûr que ça va être un moment difficile parce qu'ils seront là, au premier rang. Si jamais je pleure, je sais que je ne serai pas le seul". Si l'émotion sera forte, le message du vicaire le sera tout autant. "Ce qui est important, c'est de continuer d'avancer, de tenir debout, de garder cette humanité au cœur, dans le souvenir de ce qu'a été Laurence, estime-t-il. Nous devons nous tenir unis, rassemblés. C'est très important".

M.R avec Benoît Ballet