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Près de 18 ans après les faits, le procès du meurtre d'Élodie Kulik s'ouvre aux Assises de la Somme

La jeune femme avait été retrouvée morte et avait été violée et partiellement brûlée. L'enquête est longtemps restée dans une impasse, mais les progrès de la recherche ADN ont permis d'identifier des suspects des années après le meurtre.

C'est une affaire qui date de près de 18 ans. À partir de vendredi et jusqu'au 4 décembre se tient à la cour d'Assises de la Somme, à Amiens, le procès du meurtre d'Elodie Kulik. Cette jeune directrice de banque de 24 ans avait été retrouvée morte non loin d'une route départementale.

Ce meurtre avait ému la région pendant des années, une enquête tentaculaire et les progrès techniques de comparaison ADN avaient permis d'identifier l'un des suspects plus de 10 ans après les faits. Mais il était décédé dans un accident de voiture en 2003.

Le matin du 11 janvier 2002, Elodie Kulik est retrouvée morte dans un terrain vague, à 6 kilomètres de sa voiture, accidentée. La jeune femme de 24 ans a été violée, étranglée, puis partiellement brûlée. À côté de son corps, un préservatif usagé avec de l'ADN. 

Aucun suspect jusqu'en 2012

Quelques heures avant, Elodie Kulik appelle les secours en pleurs: 26 secondes de qualité médiocre où l'on distingue à côté d'elle, au moins deux voix d'hommes. Mais après 10 ans d'enquête, et des milliers de prélèvements les gendarmes n'ont aucun suspect.

Jusqu'en 2012. Grâce aux progrès techniques de recherches ADN, un homme Gregory Wiart est identifié, mais il est mort. Son ami Willy Bardon est également suspecté. Sa voix est reconnue sur l'enregistrement par certains de ses proches. À 45 ans, il nie son implication dans le meurtre d'Elodie Kulik, et ses avocats dénoncent un manque de preuves contre lui. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Gwladys Laffitte avec Guillaume Descours