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Procès de l'accident de Millas: la conductrice hospitalisée après avoir craqué à l'audience

Le bus après l'accident en décembre 2017

Le bus après l'accident en décembre 2017 - Raymond Roig (AFP)

Jugée depuis lundi concernant l'accident mortel de Millas en 2017, la conductrice du car scolaire a été hospitalisée en cardialogie après avoir craqué à l'audience.

La conductrice d'un car scolaire, jugée depuis lundi à Marseille pour la collision mortelle avec un train en 2017 à Millas (Pyrénées-Orientales), a été hospitalisée en cardiologie après avoir craqué à l'audience jeudi, a-t-on appris vendredi auprès d'un de ses avocats.

"Elle est en cardiologie (...) Sous l'effet d'une émotion intense, le coeur a eu une défaillance", a indiqué à l'AFP Me Jean Codognès sans pouvoir préciser si sa cliente pourra assister ou non à la reprise du procès, prévu pour durer jusqu'au 7 octobre, lundi.

"Une semaine éprouvante"

Jeudi, Nadine Oliveira, 53 ans, s'était effondrée après avoir tenté une énième fois d'expliquer ce qu'elle avait vu ou pas vu avant la collision avec le train qui a coûté la vie à six collégiens et en a blessé 17 autres dont certains très grièvement.

Elle était revenue sur la scène d'après l'accident mais sans pouvoir répondre exactement sur ce qui s'était passé au passage à niveau: "Quand je lève la tête, je vois les sièges", évoquant la violence du choc dans lequel le car a été coupé en deux et les occupants et des sièges projetés dehors.

Elle s'effondre alors en sanglots, ne réussissant pas à reprendre ses esprits. Elle a été évacuée par les pompiers. La présidente du tribunal correctionnel, Céline Ballerini, avait suspendu l'audience jusqu'à lundi après "une semaine éprouvante" où la prévenue, détruite pas l'accident a fait face à la douleur et aux attentes des familles qui veulent comprendre. Plus de 120 parties civiles se sont constituées dans ce dossier.

La prévenue assure que les barrières du passage à niveau étaient ouvertes, ce que les expertises contredisent et parle aussi d'un "trou noir" au moment de l'accident. "Lui poser toujours les mêmes questions qui lui font revivre un instant traumatique qui est l'accident", avait relevé Me Codognès jeudi à la sortie du tribunal.

LP avec AFP