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Procès de l'affaire "Paul Bismuth": Sarkozy "stupéfait" après la diffusion des écoutes de 2014

Une vingtaine d’enregistrements qui remontent à 2014 ont été diffusés mardi au procès de l'affaire "Paul Bismuth", l'alias qu'utilisait l'ancien président de la République pour ses communications avec son avocat Thierry Herzog.

Au procès de l'affaire "Paul Bismuth", les écoutes téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog ont été publiquement diffusées mardi à l'audience, devant la cour d'appel de Paris. Une vingtaine d’enregistrements qui remontent à 2014. En première instance, des raisons techniques avaient empêché leur diffusion.

On connaissait déjà le contenu de ces conversations, on a découvert la tonalité de ces échanges. Au fil des conversations, on perçoit un Nicolas Sarkozy inquiet, soucieux de la saisie de ses agendas dans l’affaire Bettencourt.

A l’autre bout du fil, son avocat Thierry Herzog, qui fait tout pour le rassurer grâce aux informations fournies par son ami Gilbert Azibert, magistrat à la cour de Cassation.

"Toute ma stratégie de défense était écoutée ! Est-ce que c’est normal ?", a lancé l'ancien Président

Certes, le fameux "pacte de corruption" retenu par l’accusation ne saute pas aux oreilles, mais l’idée d’appuyer en retour la candidature d’Azibert pour un poste à Monaco est clairement évoquée par l’ancien président et son avocat, et c’est ce qui leur vaut d’être rejugés.

Nicolas Sarkozy qui s’est offusqué en fin d’audience, se disant "stupéfait" : "Toute ma stratégie de défense était écoutée ! Est-ce que c’est normal ?", a demandé à la barre l’ex-chef de l’Etat qui dit avoir senti "une gêne" à l’écoute de ces enregistrements, une impression partagée par une partie de la salle d’audience.

Guillaume Biet (édité par J.A.)