RMC

Procès du saccage de l'Arc de Triomphe: des images violentes qu'on associe difficilement aux prévenus

En marge d'une manifestation des "gilets jaunes" en 2018, l'Arc de Triomphe avait été saccagé à Paris.

Lundi a démarré le procès du saccage de l’Arc de Triomphe au tribunal de Paris. Sur les 10 prévenus, seulement 9 seront jugés cette semaine. Quatre prévenus ont été entendus lors de ce premier jour d'audience. La juge a étudié leur personnalité, a essayé de comprendre quelles étaient leurs motivations. Le but, comprendre ce qui les a poussé à saccager l’Arc de Triomphe. Certains sont des jeunes sans histoires, d’autres ont déjà un casier judiciaire. 

Les 10 prévenus encourent jusqu’à 10 ans de prison notamment pour avoir dégradé l’édifice. Ils risquent aussi d’être condamnés à indemniser les dégâts, soit plus d’un million d’euro.

"La plupart parlent d’une voix timide, parfois inaudible"

Avant d'étudier la personnalité des prévenus, la juge est revenue sur les faits, en diffusant des photos et vidéos du "saccage". "On comprend le terme utilisé par les policiers", soupir la juge. Derrière elle défile des photos de l'intérieur de l’Arc de Triomphe. Les statues sont brisées ou tagguées, le sol recouvert de bris de verre.

Des images de dévastation qu’on associe difficilement aux prévenus qui défilent à la barre. Des jeunes garçons, la vingtaine, venus de toute la France ce 1er décembre 2018. Certains par soutien au "gilets jaunes", d’autres par curiosité mal placée.

La plupart parlent d’une voix timide, parfois inaudible. Quand la juge essaie de comprendre pourquoi Melvin, 20 ans, a essayé d’enfoncer une porte avec un extincteur, elle doit lui faire répéter “j’ai été entraîné par les autres” bredouille-t-il. "Une hystérie totale" qui semble être le mobile de tous les mis en causes.

Maxime Brandstaetter (avec J.A.)