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Procès en appel de la catastrophe AZF: "Total a bousillé ma vie"

La cour d'appel de Paris se penche à partir de mardi pour quatre mois sur l'explosion du complexe chimique AZF, qui a fait 31 morts en septembre 2001. Plus de 15 ans après le drame, il y a toujours beaucoup de colère chez les victimes qui attendent une condamnation de l’industriel Total, propriétaire de l’usine toulousaine.

Le troisième procès de la catastrophe de l'usine AZF à Toulouse s'ouvre ce mardi et pour quatre mois. C'était il y a plus de 15 ans, le 21 septembre 2001, l’explosion de l'usine avait fait 31 morts et plus de 8.000 blessés. La pire catastrophe industrielle en France depuis 1945. Et, plus de 15 ans après le drame, il y a toujours beaucoup de colère chez les victimes qui attendent une condamnation de l’industriel Total, propriétaire de l’usine toulousaine.

C'est le cas notamment de Pauline qui assistera au procès à la Cour d'appel de Paris. Pour cette victime, ce rendez-vous judiciaire est une nouvelle épreuve: "C'est beaucoup de souffrances, beaucoup de chocs émotionnels. Quatre mois à Paris, ça va être très dur parce qu'il va falloir mettre en sommeil sa vie sociale, sa vie professionnelle".

"Ça doit s'arrêter"

Celle qui est aujourd'hui présidente de l’association des sinistrés du 21 septembre a, depuis cette catastrophe, de gros problèmes d’auditions. C'est pourquoi, elle ne pardonne pas à l’industriel: "Total a bousillé ma vie. Total a pris ma vie. Tous les matins, quand je mets mon petit appareil dans mon oreille, c'est en fait Total que je mets dans mon oreille. Et j'emporterai Total avec moi dans la tombe".

De son côté, Brigitte, elle aussi victime, n'a qu'un seul espoir: que ce procès soit le dernier. "Ça doit s'arrêter parce que c'est trop, beaucoup trop, déplore-t-elle. Quinze à se battre, quinze ans à se remémorer même si on ne peut pas oublier, que l'on n'oubliera jamais… Il faut que ça s'arrête".

M.R avec Jean-Wilfrid Forquès