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Propos "anti-flics" sur C8: "Nous demandons à Gérard Collomb de porter plainte contre Yann Moix"

Dépôt de plainte, saisie du CSA...: les policiers sont vent debout après les propos de l'écrivain polémiste Yann Moix qui les a accusés à la télévision, sur C8, de "se victimiser" et de "chier dans leur froc" face à l'insécurité. Maggy Biskupski, policière à la BAC, demande au ministre de porter plainte.

Des propos choc. Depuis samedi soir, Yann Moix, l'écrivain et chroniqueur de l'émission Salut les Terriens! sur C8, est au coeur d'une vive polémique.

Face à un journaliste et deux policiers venus témoigner des difficultés actuelles de leur profession, le polémiste s'est emporté en accusant les policiers de "se victimiser" et de "chier dans leur froc" face à l'insécurité, n'ayant pas "les couilles d'aller dans des endroits dangereux".

Rapidement, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a dénoncé des propos "intolérables", qualifiant le chroniqueur de "grossier sur la forme" et "indécent sur le fond", sans toutefois annoncer d'action en justice. 

Lundi, sur RMC, Maggy Biskupski, qui était l'une des deux invitées de l'émission de C8 face à Yann Moix, n'a pas caché sa colère face aux propos de Yann Moix. La jeune femme, policière à la BAC, confie ainsi "avoir été décontenancée par les injures", accusant Yann Moix "d'attiser la haine". contre les policiers.

Comme de nombreuses voix, elle "demande évidemment à Gérard Collomb de porter plainte pour 'injures publiques'". "Le fond de commerce de Yann Moix, c'est la méchanceté gratuite (...) On ne peut pas laisser une personne déverser autant de haine contre la police nationale et, en tant que ministre de l'Intérieur, il faut soutenir ses gars sur les terrains. Nous ce qu'on attend, ce n'est pas un tweet. On ne peut pas laisser ça sans réponse".

"On est devenu une cible et l'administration ne nous défend pas. Je me défends par mes propres moyens" a-t-elle expliqué, lundi, à Jean-Jacques Bourdin.

Cette policière, membre de l'association “Mobilisation des policiers en colère” a par ailleurs confié "parfois dormir avec mon arme car j'ai peur pour ma sécurité". "La peur est une force, ne pas avoir peur serait un danger pour tous policiers. Si vous n'avez plus peur, vous êtes un danger" a-t-elle conclu en réponse aux accusations de l'écrivain.
Jean-Jacques Bourdin et X.A