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Rapatriées de camps en Syrie, trois femmes mises en examen à Paris et écrouées

Trois femmes rapatriées de Syrie ont été mises en examen pour association de malfaiteurs terroriste et placées en détention provisoire.

Trois femmes revenant des camps de prisonniers jihadistes en Syrie et rapatriées en France jeudi ont été mises en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle par un juge d'instruction et placées en détention provisoire, a appris l'AFP de source judiciaire.

Ces trois femmes, qui font partie d'un groupe de 15 femmes et 40 enfants qui étaient retenus dans les camps de prisonniers jihadistes dans le nord-est de la Syrie contrôlés par les forces kurdes, faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt. Les 12 autres, visées par un mandat de recherche, ont été placées en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le plus gros rapatriement depuis juillet

Il s'agit de la plus grosse opération de rapatriement de ce type depuis le retour le 5 juillet de 16 mères et 35 mineurs. Entretemps, une femme et ses deux enfants avaient été ramenés début octobre.

"Les mineurs ont été remis aux services chargés de l'aide à l'enfance et feront l'objet d'un suivi médico-social. Les adultes ont été remises aux autorités judiciaires compétentes", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Parmi les mineurs, dont pour nombre d'entre eux nés sur place, se trouvent 7 orphelins ou enfants isolés, a précisé dans un communiqué le parquet national antiterroriste (Pnat). Les femmes sont âgées de 19 à 42 ans.

La rédaction avec AFP