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Rouen: six policiers visés par une enquête de l'IGPN pour des propos racistes

Une enquête judiciaire a été confiée à l'IGPN, mais une enquête administrative est également en cours. Les policiers visés ont reconnu les faits mais n'ont à ce stade pas été suspendus.

Six policiers et adjoints à la sécurité à Rouen sont visés par une enquête de l'IGPN accusés d'avoir échangé des messages à caractère raciste, homophobes ou encore sexistes à l'encontre d'un de leur collègue notamment et de détenus noirs. C'est ce même collègue qui l'a découvert en consultant une conversation sur l'application WhatsApp dont font partie les six gardiens de la paix ainsi que six autres personnes. Ce policier a déposé une plainte le 23 décembre dernier. 

"Un noir ne fera jamais du aussi bon boulot qu'un blanc", ou encore "arabo-négroïde", des messages de ce type, et plus grossiers encore, il en existe une centaine, échangés dans cette conversation privée entre des gardiens de la paix et des adjoints de sécurité en poste au tribunal de Rouen, à l'unité d'assistance administrative et judiciaire qui écrivent donc sur toutes les personnes qu'ils croisent dans leurs fonctions : détenus, mis en cause, mais aussi magistrats et collègues.

Les policiers visés pas suspendus pour l'instant

En découvrant les messages sur le portable de l'un des membres du groupe, l'un de leur collègue visé par les insultes racistes a déposé plainte dans la foulée: "Lorsqu’il a pris connaissance des propos tenus, il a été profondément choqué par l’ultra violence des messages. Il a considéré que c’était de la haine à l’état pur. Il a le sentiment, et ça dépasse l’institution de la police, que ces propos sont extrêmement banalisés et c’est l’une des raisons pour lesquelles il n’entend pas en rester là", a assuré à RMC son avocate Yaël Godefroy.

Une enquête judiciaire a été confiée à l'IGPN, mais une enquête administrative est également en cours. Les policiers visés ont reconnu les faits mais n'ont à ce stade pas été suspendus.

Gwladys Laffitte (avec G.D.)