RMC

Saccage de l'Arc de Triomphe: 10 "gilets jaunes" comparaissent ce lundi

RMC
Lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées, divers casseurs ont commis de grosses dégradation sur l'Arc de Triomphe en 2018.

Le procès du saccage de l'Arc de Triomphe commence ce lundi. Dix "gilets jaunes" comparaissent pour des dégradations aggravées et des vols par effraction. Le procès doit se tenir jusqu'à vendredi. 

Dans le box, ils ont une vingtaine d'années et viennent de toute la France. Selon la juge d’instruction, "les instigateurs, voire les principaux acteurs n’ont pu être identifiés".

C'était le 1er décembre 2018. Troisième rassemblement du mouvement des "Gilets jaunes" à Paris. Les manifestants se massent sur les Champs Elysées avant d'investir le rond-point de l'Etoile où se trouve l'Arc de Triomphe. Les forces de l'ordre qui protègent l'édifice sont débordées.

412 personnes ont été interpellées, 318 placées en garde à vue, et 10 à comparaître ce lundi

Des manifestants parviennent à s'introduire dans le bâtiment, s'en suit un saccage des lieux. A la fin de la journée, 120 vitrines sont brisées, 40 éléments de mobiliers urbains dégradés, 35 deux roues et 58 voitures incendiées, dont 3 appartenant à la police nationale. 10 commerces ont été pillés et plusieurs centaines d’inscriptions à la bombe sur différents murs. 

Sur la journée 412 personnes ont été interpellées, 318 placées en garde à vue. Et ils sont 10 à comparaître ce lundi. Beaucoup ont été interpellés sur place, d’autres plus tard, confondus par leur ADN retrouvés sur des débris.es 10 prévenus sont pour la plupart des jeunes, impliqués à des degrés différents. Certains se seraient même retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment selon maître Burman.

"La personne que je défends a eu le malheur d'avoir ramassé un petit objet qui est une tour Eiffel. C'est certainement dans ces circonstances qu'il a été considéré que cette personne a pu participer de manière active aux dégradations, tel n'est absolument pas le cas."

"Ils doivent maintenant comprendre que c'est l'heure des comptes"

Quelque soit leur implication, les personnes présentes dans l’Arc de triomphe ne pouvaient ignorer le saccage en cours pour maître Jean-Philippe Morel avocat d’une association de défense du patrimoine.

"L'Arc de Triomphe a connu ce jour-là les pires heures de son histoire, voilà ce que les casseurs ont réussi. Ils doivent maintenant comprendre que c'est l'heure des comptes."

Les mises en causes risquent d’être condamnées à 10 ans de prison et à rembourser les dégâts soit plus d’un million d’euros...

Maxime Brandstaetter (avec J.A.)