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"Sous alcool, on devient des monstres": le témoignage d'une amie de la femme interpellée après l'incendie à Paris

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Un incendie a fait au moins dix morts et une trentaine de blessés dans la nuit de lundi à mardi dans le XVIe arrondissement de Paris. La piste criminelle est envisagée après un différend de voisinage.

C'est l'incendie le plus meurtrier à Paris depuis près de 14 ans. La femme soupçonnée d'être à l'origine de l'incendie d'un immeuble à Paris dans la nuit de lundi à mardi a vu sa garde à vue levée afin qu'elle soit admise à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.

Cette femme a été interpellée dans la rue immédiatement après l'incendie. Elle se trouve en garde à vue", a déclaré le procureur de la République de Paris Rémy Heitz avant de préciser plus tard qu'elle avait des "antécédents psychiatriques".

Cette femme, âgée d'une quarantaine d'années, a été "arrêtée en état d'alcoolémie alors qu'elle tentait de mettre le feu à une voiture". En conflit récurrent avec son voisin pompier, elle s'était disputée avec lui dans la soirée et la police s'était déplacée pour un trouble de voisinage.

Mélange alcool-médicaments

Une de ses amies, rencontrée lors d'une cure de désintoxication en 2014, confie que la suspecte pouvait, "sous alcool", devenir "un monstre":

"Essia, à jeun, aurait été incapable de faire du mal à qui que ce soit. Et puis sous alcool, on devient, elle, moi ou beaucoup d'autres, des montres. On ne se souvient de rien, on avait des trous noirs. Des véritables trous noirs. Des 'blackouts', elle et moi, où on ne se souvenait plus du tout de ce qu'on faisait à cause du mélange alcool-médicaments". 

Cet incendie, d'origine probablement criminelle et qui a pour l'heure fait 10 morts, a ravagé un immeuble du XVIe arrondissement de la capitale.

Xavier Allain