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"T'as pigé mec?": Michel Fourniret surprend les juges avec son obsession des jeunes filles vierges

Accusé une nouvelle fois d'assassinat devant une cour d'assises, le tueur en série Michel Fourniret, qui comparaît aux côtés de son ex-épouse Monique Olivier, a de nouveau imputé ses crimes à son union avec sa première femme et au fait qu'elle n'était pas vierge lors de leur mariage en 1962.

"Si je n'avais pas épousé une femme qui manquait un peu d'inexpérience, tout ça ne serait pas arrivé": le tueur en série Michel Fourniret est jugé aux assises pour l'assassinat crapuleux en 1988 de l'épouse d'un ex-codétenu, qui lui avait permis de faire main basse sur le magot du "gang des postiches".

L'homme de 76 ans, déjà été condamné à la perpétuité en 2008 pour sept meurtres de jeunes filles, a souvent expliqué ses crimes par son obsession de la virginité. Il a notamment déclaré aux enquêteurs avoir eu besoin de "chasser au moins deux vierges par an", car sa première épouse, qu'il pensait vierge, ne l'était pas au moment de leur mariage.

Tout de noir vêtu, cheveux et barbe blanche, Michel Fourniret et son ex-femme Monique Olivier, accusée de complicité, comparaissent jusqu'à vendredi pour le meurtre crapuleux de cette femme. Un crime qui a permis à l'"ogre des Ardennes" d'acheter plusieurs propriétés et de perpétrer sa série criminelle.

Epouser "puceau une dame de 7 ans, 3 mois et 18 jours son aînée, mais qui manquait par trop d'inexpérience, (...) c'est comme un obus explosif dans votre tête. Pigé, mec?", a-t-il soudainement lancé à Me Seban en haussant le ton. "Je pige", lui a rétorqué calmement l'avocat.

"Je suis impardonnable"

Concernant sa santé, l'accusé au visage émacié a indiqué: "Physiquement ça va. Moralement, ça peut aller". Mais il a évoqué ses problèmes d'audition ainsi qu'une mémoire en partie défaillante.

Interrogée en début d'après-midi sur sa personnalité, l'ex-femme de Fourniret, dont il a divorcé en 2010, assise dans le box à plusieurs mètres de lui, s'est montrée plus prolixe. Monique Olivier s'est présentée comme une femme sous influence, entrée en relation avec Fourniret alors qu'il est en détention parce qu'elle "voulai(t) exister un peu pour quelqu'un".

Monique Olivier, elle, s'est excusée en regardant le banc des parties civiles: "Je demande pardon aux familles, je regrette que par ma faute, ils aient perdu des êtres chers. Je suis impardonnable".

Aurélia Manoli & XA (avec AFP)