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Tag négationniste à Oradour-Sur-Glane: "Il ne faut pas baisser la garde et perpétuer ce devoir de mémoire", plaide la maire de la commune

Oradour-sur-Glane en 2017

Oradour-sur-Glane en 2017 - THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Le mot "martyr" inscrit sur le centre de mémoire d'Oradour-sur-Glane, a été rayé et remplacé par le mot "menteur".

Le centre de mémoire d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) profané. Vendredi, des inscriptions révisionnistes ont été découvertes à l'entrée du site du village martyr de la seconde guerre mondiale. Le mot "martyr" a été rayé à la peinture blanche et remplacé par le mot "menteur".

"Quand on remplace le terme martyr par le terme menteur, on comprend bien que c’est quelque chose d’inqualifiable. Je pense aux 642 martyrs d’Oradour-sur-Glane, je pense aux femmes et aux enfants qui ont été massacrés dans l’Eglise, aux hommes qui ont été massacrés dans les granges et à tous ceux qui ont du vivre toute leur vie avec la pensée de cette tragédie", s'est ému ce dimanche sur RMC Philippe Lacroix, le maire de la commune.

"Souiller ce lieu de recueillement, c'est aussi salir la mémoire de nos martyrs"

"Il ne faut pas baisser la garde, il faut perpétuer ce devoir de mémoire, d’expliquer ce qu’il s’est passé ici et de lutter sans relâche contre ces gens-là", a-t-il plaidé.

La profanation a fait réagir le gouvernement vendredi sur Twitter. Le premier ministre Jean Castex a fait part colère : "Souiller ce lieu de recueillement, c'est aussi salir la mémoire de nos martyrs. Tout est mis en oeuvre pour que les auteurs de ces actes infâmes en répondent devant la Justice".

Le 10 juin 1944, une division blindée de SS avait assassiné 642 personnes, principalement des habitants de village situé à environ vingt kilomètres au nord-ouest de Limoges. Les SS avaient ensuite incendié les maisons du village, aujourd'hui zone de mémoire, dont les ruines ont été conservées et sont désormais un lieu de recueillement.

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