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Toulouse: le procès de la "démembreuse du Canal du Midi" s'ouvre ce lundi

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Le procès de Sophie Masala s'ouvre ce lundi à Toulouse. Cette mère de famille de 55 ans est accusée d'avoir tué et découpé sa collègue de travail en mai 2016.

Au printemps 2016, les membres sectionnés de cette dernière ont été découverts dans le centre de la Ville rose, disséminés le long des rives du Canal du Midi. La quinquagénaire a été tuée le 12 mai 2016, dans son appartement du quartier Saint-Georges, en plein coeur de Toulouse, la tête fracassée avec une bouteille. Puis découpée avec une scie à métaux.

De l'immeuble jusqu'au canal, distant de 500 mètres, les membres ont été transportés à l'aide d'un chariot de supermarché et la tête dans un sac à dos. Sophie Masala est interpellée quelques jours plus tard à Montpellier et passe aux aveux.

Une inimitié notoire

Entre les deux femmes, une inimitié notoire était née au sein des bureaux toulousains de l'Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph). D'un côté, Sophie Masala, décrite comme joviale, mythomane et manipulatrice. De l'autre, une employée consciencieuse, solitaire et discrète, qui vivait seule. Mal voyante, elle venait d'être opérée et sortait d'un rendez-vous chez son ophtalmologue le jour où elle a été tuée. Maryline Planche faisait des heures supplémentaires et était bien vue par sa hiérarchie, ce qui énervait semble-t-il Sophie Masala, qui venait de se faire pincer après avoir dérobé des tickets-restaurant.

Les deux femmes se connaissaient depuis à peine quelques mois. Née à Valenciennes, Sophie Masala avait quitté Montpellier pour s'installer à Toulouse fin 2015. Elle vivait dans un studio sur les hauteurs du Canal du Midi. Son mari et deux grands enfants étaient restés à Montpellier. Elle avait été condamnée en 2011 pour détournement de fonds à l'université de Montpellier où elle travaillait.

A l'audience, Sophie Masala plaidera coupable de l'accusation de meurtre, mais se défendra d'avoir prémédité son geste. Elle risque la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu vendredi.

P.B. avec AFP