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Un homme interpellé après avoir usurpé un cabinet d'avocats pour envoyer du cannabis en prison par courrier

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Un individu a été interpellé par les policiers mercredi à Vénissieux dans le cadre d'une enquête pour faux, usage de faux et trafic de stupéfiants. L'homme de 26 ans interpellé possédait un véritable "laboratoire" de falsifications diverses.

Au printemps dernier, une lettre recommandée possédant un en-tête de cabinet d'avocats est arrivée au service courrier du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse avec à l'intérieur du cannabis. Les policiers ont été saisis de l'affaire et ont finalement découvert que l'identité de ce cabinet d'avocats lyonnais a été usurpée. 

Le cabinet en question a donc déposé une plainte, et une enquête confiée à la Sûreté urbaine de Bourg-en-Bresse a été ouverte pour faux, usage de faux et trafic de stupéfiants. Durant les investigations techniques les enquêteurs ont découvert que d'autres prisons ont reçu ce type de courriers venant du même cabinet.

"Un vrai laboratoire"

Un individu a finalement été identifié puis interpellé mercredi matin à son domicile de Vénissieux. 5 kg d'herbe et de résine de cannabis conditionné pour être vendu à la plaquette ont été découverts, avec également moins de 5.000 euros d'argent liquide, une arme de poing approvisionnée mais aussi une grenade à fragmentation offensive, qui a nécessité une opération de déminage.

Le faussaire était très bien équipé avec du matériel complet pour fabriquer des faux documents, avec une imprimante 3D, du papier filigrané, un tampon encreur... "Un vrai laboratoire", selon le commissaire Yves Cellier, directeur départemental de la sécurité publique de l'Ain.

Un "logisticien de la voyoucratie"

Plusieurs dizaines de permis de conduire falsifiés ont été trouvés, de fausses carte d'identité, plusieurs milliers de fausses attestations d'assurance, de faux justificatifs de contrôles techniques, des cartes bleues vierges, deux voitures volées avec de fausses plaques...

Il s'agit vraisemblablement d'un "logisticien de la voyoucratie" qui peut permettre à quelqu'un de dissimuler son identité, de passer sous les radars, d'obtenir de l'argent de la part de services publics, de contracter des crédits à la consommation, louer des véhicules...

L'homme de 26 ans était peu connu des services de police, seulement pour des délits mineurs.

J.A. avec Gwladys Laffite